Letableau "LâEnfant JĂ©sus en adoration de la croix" a Ă©tĂ© retrouvĂ© par hasard cet hiver en VendĂ©e et a Ă©tĂ© reconnu comme Ă©tant une oeuvre des frĂšres Le
Ilest heureux et choyé par tous les artistes du cirque jusqu'à ce qu'une nuit, il se mette à grandir et se transforme en un beau jeune homme d'un mÚtre soixante-dix-huit. Tout Un film de Pierre Badel avec Roland Lacoste et Jean Houbé. Synopsis : Valentin est un nain qui vit dans un cirque ambulant. Il est heureux et choyé par tous les artistes du cirque jusqu'à ce qu'une. Aller au
Rare voire exceptionnel. Le tableau apparaĂźt, fait rare, sur sa toile dâorigine. « Il est inconnu et inĂ©dit. Comme une grande partie de lâĆuvre des Le Nain. Quand vous observez le visage de lâenfant, vous retrouvez le modĂšle
Outreles incertitudes sur leurs dates de naissance et leur formation, les Ćuvres des frĂšres Le Nain prĂ©sentent la particularitĂ© de ne pas ĂȘtre signĂ©es, ou - quand elles le sont Ă partir de 1641 - de porter le seul nom de famille (Le Nain fecit) : des Ćuvres Ă plusieurs mains ?
Votrelapin nain pensera ĂȘtre Ă lâabri des regards dans son terrier. Ce jeu pour lapin peut ĂȘtre couplĂ© avec dâautres jouets que nous vous avons prĂ©cĂ©demment prĂ©sentĂ©s, afin de crĂ©er une aire de jeux pour lapin digne de ce nom. Se dĂ©gourdir les pattes dans des tunnels sans avoir Ă le creuser !
Jai tout plein de sujets style nain de jardin mais toutes les peintures sont parties que dois-je mettre comme peinture afin tenir plusieurs années contre la pluie et le
Messages 1464. je suis pas nain je suis pas trÚs grand!! peinture sur caoutchouc. « le: 21 Octobre 2012 à 13:25:13 ». salut la compagnie j'aurai besoin d'un petit coup de main pour savoir comment peindre du caoutchouc +/- dur et que ca tienne sur la duré et à l'épreuve de la route et de lavage assez musclé ( rouleau pour laver les
Leclair-obscur rend le message chrĂ©tien plus intime et plus intense. En tĂ©moigne ce tableau, Ćuvre collective des frĂšres Le Nain, qui rejoint officiellement le
Sinon avec la chaleur, l'eau dilatera l'argile et fera Ă©clater la peinture. «Si on aime vraiment son nain, on doit le protĂ©ger, car c'est un ami Ă
LesMénines (en espagnol : Las Meninas [1], terme désignant les demoiselles d'honneur), également connu sous l'appellation La Famille de Philippe IV, est le portrait le plus célÚbre de Diego Velåzquez, peint en 1656.Le tableau est présenté au musée du Prado [2] de Madrid.La composition complexe et énigmatique de la toile interroge le lien entre réalité et illusion et crée
mnV8S. La fiche de DUNGEON SAGA LA QUĂTE DU ROI NAIN sur Guerre & Plomb Le regard du vieux Nain les sonda un par un, dĂ©fiant quiconque de le contredire. Le barbare bailla avec ostentation tandis que lâelfe se contentait de le dĂ©visager. Pas un de ses muscles ne frĂ©mit ni ne trahit le moindre signe quâelle Ă©coutait bel et bien. Son maudit neveu avait lâĆil hagard, et Golloch se demanda distraitement de quelle taverne ils avaient dĂ» le tirer cette fois. Le mage humain Ă©tait le seul des quatre Ă paraĂźtre un tant soit peu impressionnĂ© ou mĂȘme attentif Ă ses paroles. Les yeux du jeune homme Ă©taient grand ouverts et son visage Ă©tait pĂąle. Il hocha vigoureusement la tĂȘte pendant plusieurs secondes avant de sâapercevoir que les autres ne rĂ©agissaient pas avec autant de conviction. Il redevint immobile⊠DUNGEON SAGA est un dungeon crawler, comprenez un jeu dans lequel les joueurs sont invitĂ©s Ă incarner des aventuriers lancĂ©s dans une quĂȘte dâexploration, les lieux Ă©tant matĂ©rialisĂ©s par un plateau modulable sur lequel Ă©voluent les figurines des personnages et leurs adversaires. Le dungeon crawler tirent ses origines du jeu de rĂŽle Ă lâancienne, de style âporte, monstre, trĂ©sorââ, et sont les hĂ©ritiers du cĂ©lĂšbre Hero Quest. Ici, Jack Thornton et lâĂ©quipe Mantic Games proposent une boĂźte de base imposante dont lâĂ©lĂ©gante enveloppe Ă©voque ces vieux grimoires de magie propres aux univers dâheroic fantasy presque toute la gamme se voit dĂ©clinĂ©e ainsi. LâintĂ©rieur est un peu moins luxueux, avec un espace de rangement cartonnĂ© peu pratique et fragile Ă lâusage. A lâintĂ©rieur, des figurines en plastique reprĂ©sentant les quatre hĂ©ros le barbare, lâelfe, le magicien et le nain, des figurines de squelettes, de zombies, de nains revenants, ainsi les boss nĂ©cessaires pour jouer la campagne qui est fournie avec cette boĂźte La quĂȘte du roi nain. Les figurines Mantic sont plutĂŽt jolies mais bon nombre dâentre elles Ă©taient tordues et ont dĂ» faire un dĂ©tour sous lâeau chaude. Rien de bien mĂ©chant. En plus des figurines et des deux livrets rĂšgles et campagne, la boĂźte contient un ensemble de tuiles, des attaches pour les relier qui sâavĂšreront finalement peu pratiques, des dĂ©s Ă six faces, quelque Ă©lĂ©ments de dĂ©cors portes, coffres, etc. et des tables dâaide de jeu. Bref, on en a vraiment pour son argent ! Beaucoup de matĂ©riel peinture N. Lamberti LES PRINCIPE DE JEU Dans DUNGEON SAGA, quatre joueurs ou moins, dans ce cas, un joueur est amenĂ© Ă contrĂŽler plusieurs personnages ont pour tĂąche de dĂ©fier un overlord un autre joueur qui contrĂŽle monstres et pnj lors dâune campagne qui se dĂ©roule sur plusieurs scĂ©narios- La quĂȘte du roi Nain est composĂ©e de 8 scĂ©narios, ou aventures plus deux scĂ©narios dâapprentissage. Chaque scĂ©nario correspond Ă un niveau du donjon et, bien entendu, au fil des niveaux, les personnages vont gagner en puissance dans cette rĂšgle de base, ils passent du niveau normal au niveau lĂ©gendaire mais lâadversitĂ© va Ă©galement devenir plus coriace! Un scĂ©nario est prĂ©vu pour ĂȘtre bouclĂ© dans le cadre dâune soirĂ©e, ce qui fait de DUNGEON SAGA un dungeon crawler plus facile Ă sortir de son placard que nombre de jeux similaires. ElĂ©ments de dĂ©cors peinture N. Lamberti AprĂšs avoir choisi un scĂ©nario, le maĂźtre du donjon dispose sur la table des tuiles pour matĂ©rialiser les premiĂšres salles du donjon, celles qui peuvent ĂȘtre vues par les personnages lorsquâils sont placĂ©s sur le plateau, dans leur zone de dĂ©part. Le maĂźtre du donjon va dĂ©voiler le donjon au fur et Ă mesure que les joueurs vont passer les portes et explorer les salles. En suivant les consignes du scĂ©nario, il compose alors un deck de cartes Ordre â A chaque fin de round, le maĂźtre du donjon va piocher une carte pour lâajouter Ă sa main. Puis, le maĂźtre du donjon place sur le plateau tous les monstres et les Ă©lĂ©ments de dĂ©cors qui peuvent ĂȘtre vus par les personnages. Lâaventure peut alors commencer ! Un tour de jeu, ou round, se dĂ©roule en deux phases. Dans la premiĂšre, les joueurs vont activer leurs personnages pour leur faire exĂ©cuter un mouvement et/ou une action. ImpĂ©rativement dans cet ordre car si le personnage accomplit une action en premier, il ne peut plus se dĂ©placer. A cĂŽtĂ© de cela, les personnages peuvent utiliser leur acte hĂ©roĂŻque propre Ă leur race et/ou leur classe, mais seulement une fois par aventure. Dans la rĂšgle de base, les actions possibles sont le combat ; le tir et les lancements de sorts. Une fois que tous les personnages joueurs ont Ă©tĂ© activĂ©s, le maĂźtre du donjon lâoverlord effectue Ă son tour les mouvements et/ou les actions des PNJ, dans la limite autorisĂ©e par les consignes du scĂ©nario, ou bien lance un sort dâAnimation des morts dans cette campagne, le boss de fin est un nĂ©cromancien. Enfin, il achĂšve son tour en jouant de sa main, sâil le souhaite, une carte Ordre du maĂźtre du donjon, puis pioche une autre carte Ordre. Les tours vont ainsi sâĂ©couler jusquâĂ ce que les personnages trouvent la sortie, dans ce cas ils gagnent, ou que lâun dâentre eux meurt ou que le deck de cartes Ordre soit Ă©puisĂ©. Dans les deux derniers cas, câest le maĂźtre du donjon qui gagne. Feuilles des HĂ©ros, normales et lĂ©gendaires En fait, se dĂ©placer dans DUNGEON SAGA nâa rien dâune prise de tĂȘte. Tout est fait pour simplifier la vie des joueurs. Un personnage se dĂ©place de case en case, consommant Ă chaque case un point de mouvement. La seule limitation vise Ă freiner lâoptimisation; un personnage nâest pas autorisĂ© Ă effectuer un mouvement en diagonale si son trajet coupe un angle de mur comme dans D&D. Certaines portes peuvent ĂȘtre forcĂ©es on âcombatââ la porte, mais dâautres sont scellĂ©es par des verrous magiques, ce qui nĂ©cessite lâintervention dâun lanceur de sorts. Les combats se dĂ©roulent de maniĂšre trĂšs simple. Les personnage-joueurs et les PNJ sont dotĂ©s de trois caractĂ©ristiques mouvement, dĂ©s de combat et armure. Quand un personnage attaque un adversaire, il lance un nombre de dĂ©s Ă©gal Ă sa caractĂ©ristique DĂ©s de combat. Chaque dĂ© qui donne un score supĂ©rieur Ă la valeur dâarmure de la cible est converti en touche. Le nombre de touches nĂ©cessaire pour tuer dĂ©pend de la nature du PNJ. Par exemple, obtenir trois touches sur un squelette le dĂ©truit complĂštement, par contre, obtenir deux touches le rĂ©duit en un tas dâos il peut ĂȘtre ranimĂ© par le NĂ©cromancien ! et une touche ne donne rien ! les personnages, comme certains gros monstres et les boss, bĂ©nĂ©ficient de points de vie. Dans les deux cas, les touches diminuent le capital de points de vie, avec une petite diffĂ©rence ; un personnage ne peut jamais perdre plus dâun point de vie lors dâune attaque ! Lancer un sort offensif ou exĂ©cuter un tir fonctionne de maniĂšre similaire. Les boss et le maĂźtre NĂ©cromancien LâAVIS DE G&P Sous des aspects presque simplistes se cache un trĂšs sympathique jeu semi-coopĂ©ratif dâexploration et dâaffrontement oĂč les joueurs vont devoir faire preuve de solidaritĂ© et de coordination pour espĂ©rer sâen tirer. DĂ©cider de lâordre dâactivation des personnages dans le tour est une Ă©tape trĂšs importante, car le jeu fonctionne sur une mĂ©canique dâenchainement dâactions qui doivent ĂȘtre complĂ©mentaires. Les joueurs, pressĂ©s par le temps, vont vite comprendre quâil est nĂ©cessaire de planifier ses actions futures, en sachant trĂšs bien quâils ne maĂźtrisent pas deux Ă©lĂ©ments non nĂ©gligeables les dĂ©s et les dĂ©cisions de lâoverlord. Le dĂ©fi est intĂ©ressant, fun et lâimmersion est bien prĂ©sente. De son cĂŽtĂ©, lâoverlord, qui interprĂšte ici le NĂ©cromancien, ne sâennuie pas non plus. Dans cette campagne, il va prendre plaisir Ă ranimer les tas dâos pour ralentir la progression des aventuriers. Il bĂ©nĂ©ficie aussi du soutien de quelques monstres plutĂŽt coriaces et amusants Ă jouer. Le combat final est pour lui une belle consĂ©cration. TrĂšs accessible, DUNGEON SAGA sâadresse Ă tous les publics. La quĂȘte du roi Nain, qui est la campagne livrĂ©e avec cette boĂźte de base, compose un joli challenge et garantit de belles soirĂ©es. Mais DUNGEON SAGA ne se rĂ©sume pas Ă cette boĂźte. De nombreuses extensions sont disponibles Ă la vente, ajoutant des modes de jeu LE COMPAGNON DE lâAVENTURIER propose des modules avec IA pour des parties en solo ou en pure coopâ, dâautres types de donjons extĂ©rieurs, abysses, des rĂšgles supplĂ©mentaires crochetages, piĂšges, passages secretsâŠ, un mode campagne avec crĂ©ation de personnages, un systĂšme de levellingâŠ. Le tout renouvelant les parties et ne complexifiant que trĂšs peu le jeu, qui reste toujours trĂšs fluide. Les plus La boĂźte de jeu, trĂšs jolie, qui lance une de matĂ©riel pour un prix raisonnableDes rĂšgles simples pour un jeu qui est loin dâĂȘtre ambiance âD&Dââ bien nombreuses variantes et extensions Les moins LâintĂ©rieur de la attaches de tuiles mal conçues on ne les utilise pas, du coup, ça bouge. DUNGEON SAGA â LA QUĂTE DU ROI NAIN Conception du jeu Jack THORNTON Ecriture de la saga Greg D. SMITH. RĂ©vision et contenu supplĂ©mentaire Stewart GIBBS, Thomas PIKE. Illustration de couverture Ralph HORSLEY. Conception graphique Chris WEBB, Krane MIKSZA et Kev BRETT.
28 Pins 5yCollection by Nadine NadineSimilar ideas popular nowArtDrawingsFolk Art PaintingAuctionArtworkPaintingCanvasesHow To PaintPainted CanvasWork Of ArtAuguste Rodin ArtworkPainting Artneyb gĂ©rard Le RohuAmazing Art PaintingDiy PaintingAbstract PaintingCanvas PaintingKunst InspoTableau Pop ArtPicasso ArtGuacheT ArtTableau 14Diy Canvas Art PaintingFlower Art PaintingMural PaintingAbstract Art PaintingArt For Art SakeNaive ArtArt StudiesWhimsical ArtTree ArtTableau 3Creative SkillsCreative ActivitiesJapanese Art PrintsCubism ArtAnimal JamZ ArtsMlp My Little PonySmall PicturesMid Century ArtTableau 12Landscape SceneryCelebsAbstract LandscapeDrawing DrawingAfficher l'image d'origineImage TypesGoogle ImagesNovelty LampArtArt BackgroundKunstPerforming ArtsArt Education ResourcesAfficher l'image d'origineOeuvre D'artLes OeuvresFolk ArtAround The WorldsDrawingsOutdoor DecorBlogIdeasTableau 6Art And IllustrationFriends IllustrationRain DanceDance ArtUmbrella ArtArt NaifSinging In The RainPics ArtRainy DaysDes BrophyFishing BoatsSketchersArt PaintingPaintingsIllustratorsWatercolorFine ArtPhotographerTableau naĂŻf - Granick - Port BretonPen And WashHappy MayIllustrationsLearn To DrawNight TimeArtsy FartsyTableau naĂŻf. Granick.. Les BigoudensBrittanyTaj MahalPainterLandmarksTableau naĂŻf. bretonneDolores ParkFolkStreet ViewViewsTableau naĂŻf. Granick. Bretagne. Mouettes, calvaire, bigoudens et bateaux devant la merAfficher l'image d'origineGraffiti Wall ArtMural ArtArte NaiveArt TropicalJungle PaintingArt Et NatureJungle MuralArt TextureNaĂŻve ArtistAfficher l'image d'origineKarla GerardArt PlastiqueArt LessonsPainting & DrawingBy Karla Gerard. I just love this PaintingsArte ElementalArt MuralElementary ArtAbstract ArtistsBlue MoonBlue Moon Landscape Painting by Karla G by karlagerard, via FlickrArt PopulaireFolk Art PaintingStained Glass PatternsDoodle ArtPainted RocksHome ArtBarnSheep by artist, Karla Gerard. That tree might be the basis for the large-scale tree I want to do on the PaintingCanvas ArtCanvas PrintsArt FantaisisteTree CanvasArt PagesAfficher l'image d'origineRĂ©sultat de recherche d'images pour "alain thomas"Alain ThomasPastelParadisBar StoolsImagesGoogle SearchWatercolor PaintingMarquetryRĂ©sultat de recherche d'images pour "alain thomas"Afficher l'image d'origineJungle ArtJungle AnimalsFabio MoonAnimal PainterHenri RousseauPlant ArtAfficher l'image d'origineArte FolkRainbow ColorsVibrant ColorsNaive PaintingCreation ArtArt NaĂŻf Malaisien. Se promener dans le tableau, plonger dans ses couleurs et en ressortir rafraĂźchie, dynamisĂ©e. Par le mental, je vogue vers l'Ă©tat de vacances bienfaisantes ;- by WhoopiDusk Till DawnPurple HazeChildren's Book IllustrationPretty ArtNight SkiesPicture BookArt For KidsChildrens BooksJimmyççććžéȘçççŻć
ïŒćżäžćè”·äžèĄææă~ćčŸç±łAbstract PrintsAbstract ArtFabric Manipulation TechniquesStamp CarvingPrimitive Folk ArtArt LicensingRock ArtFish Pond, 14x11", original acrylic on 140lb paper by karla gerard
Qui s'ouvre indiffĂ©remment au vrai comme au faux est mĂ»r pour n'importe quelle tyrannie. Georges Bernanos Nul ne peut cĂ©der aux sollicitations du conformisme et demeurer libre. Oscar Wilde QuantitĂ© de faux prophĂštes se lĂšveront, et ils Ă©gareront bien des 24,11 Pour contredire Mozart quand il parle musique, il faut un sacrĂ© niveau. Ou un sacrĂ© ego. Pour contredire Zidane quand il parle football, il faut ĂȘtre sacrĂ©ment talentueux. Ou sacrĂ©ment prĂ©somptueux. Pour contredire l'un des plus grands virologues au monde quand il parle virus, il faut ĂȘtre sacrĂ©ment compĂ©tent. Ou sacrĂ©ment pĂ©dant. Et pour contredire l'un des plus grands virologues au monde quand il parle VIH et qu'il s'agit, prĂ©cisĂ©ment, du virologue qui a dĂ©couvert le VIH, il faut de sacrĂ©es qualifications. Ou une sacrĂ©e prĂ©tention. Le tout saupoudrĂ© d'une bonne dose d'inconscience. Il faut, pour se lancer sans complexe Ă l'assaut d'un savant d'une telle dimension, prendre de drĂŽles de drogues... bien dĂ©sinhibitrices... Ătre dotĂ© d'une rĂ©sistance de fer Ă l'autocritique. Jouir d'une extraordinaire capacitĂ© de dĂ©ni de ses propres insuffisances. Ignorer son incompĂ©tence. Ignorer son ignorance. Ignorer, surtout, la peur du ridicule... Ou ĂȘtre journaliste. Coronavirus et VIH pourquoi la thĂ©orie du Pr Luc Montagnier est invraisemblable. » ainsi titre le Parisien Ă propos du Professeur Luc Montagnier â pardon, du Pr Luc Montagnier on ne va quand mĂȘme pas orthographier extensivement le titre de ce charlatan ; quand au verdict de L'Obs, il est sans appel Le Pr. Montagnier diffuse des thĂ©ories fantaisistes. » Invraisemblable. Fantaisiste. Ce sont les mots que je cherchais. Il tombe en effet sous le sens qu'entre le journaliste et le virologue, l'invraisemblable est du cĂŽtĂ© du virologue, quand il parle de virus. Qu'entre le Prix Nobel de mĂ©decine qui a dĂ©couvert le VIH, et le plumitif analphabĂšte des pages SantĂ© » du Figaro, le fantaisiste est de toute Ă©vidence le Prix Nobel de mĂ©decine. A fortiori quand il parle de VIH. C'est clair, c'est net, ça ne fait pas un pli. Toute personne qui remettrait en cause ces raisonnements d'une logique implacable s'exposerait bien lĂ©gitimement aux imputations de populisme. De conspirationnisme. Et de complotisme. Non mais sĂ©rieusement ?! Quel ĂȘtre sensĂ© peut croire que le Prix Nobel de mĂ©decine qui a dĂ©couvert le VIH s'y connaĂźt mieux en VIH qu'un journaliste de LibĂ© ? Quel esprit normalement constituĂ© peut, s'agissant de virus, accorder davantage de crĂ©dibilitĂ© Ă une pointure mondiale de la virologie qu'Ă un fact-checker de L'Obs ? Comment, Ă moins d'ĂȘtre un bas du front incurable doublĂ© d'un gobeur de fake news irrĂ©mĂ©diable, comment, donc, peut-on mettre en doute la fiabilitĂ© des dĂ©crypteurs du Monde et des fact-checkers du Figaro ? Vous savez, ces nouveaux curĂ©s du culte progressiste qui nous expliquaient il y a peu que les Printemps arabes amĂšneraient la dĂ©mocratie, l'euro la prospĂ©ritĂ©, l'UE la protection, l'immigration le vivre-ensemble, que l'intĂ©gration fonctionnait vachement bien et que Allah Akbar n'avait rien Ă voir avec l'islam ? Ces modĂšles de constance et de cohĂ©rence qui, il y a encore quelques semaines, traitaient de complotistes ceux qui n'excluaient pas que le virus de Wuhan provienne du laboratoire de virus de... Wuhan quel cerveau dĂ©traquĂ© faut-il avoir, pour former des raisonnements aussi tortueux ?, et titrent maintenant Coronavirus le laboratoire de Wuhan a-t-il jouĂ© un rĂŽle dans la pandĂ©mie ? » ; Le coronavirus a-t-il pu s'Ă©chapper des centres de recherche de cette ville chinoise d'oĂč est partie l'Ă©pidĂ©mie ? Le Monde s'est plongĂ© dans cet univers particulier. » Comme si de rien n'Ă©tait... Et sans mea culpa... Sans s'excuser d'avoir sali des individus dont le seul tort Ă©tait de raisonner ; et dont, dorĂ©navant, ils s'attribuent les raisonnements... En quelle estime et quel crĂ©dit doit-on tenir des gens qui dĂ©chaĂźnent tous les recours de la calomnie pour discrĂ©diter une thĂšse puis, quand elle s'avĂšre, la reprennent sans vergogne Ă leur compte ? Bref, ces gens fiables et sĂ©rieux nous expliquent aujourd'hui â pour demain, on verra â que l'homme qui a dĂ©couvert le VIH n'est ni fiable ni sĂ©rieux quand il dĂ©clare avoir... eh bien... dĂ©couvert le VIH dans le Covid-19. Qu'il s'Ă©gare. Qu'il dĂ©raille. Il est vrai qu'eux ne peuvent dĂ©railler ils sont les rails comme aurait dit Muray. Les rails de la bonne pensĂ©e. La seule pensĂ©e. L'unique... Tout leur bilan le prouve ces esprits omniscients et visionnaires ne sauraient se tromper. Encore moins nous tromper. Oyez donc dĂ©votement leurs trĂšs Saintes Paroles le dĂ©couvreur du VIH divague, quand il prĂ©tend avoir dĂ©couvert le VIH dans le Covid-19. Il dĂ©bloque. Il hallucine. Il est complĂštement fou. Parole de pigiste scientifique. De plumitif chercheur. D'Ă©minent virologue de salle de rĂ©daction. Ah, vous l'ignoriez ? Toutes les salles de rĂ©daction sont Ă©quipĂ©es d'un Espace Laboratoire » oĂč les chercheurs en fact-checking peuvent Ă©tudier le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique de n'importe quel virus ils les ont tous en stock et, le cas Ă©chĂ©ant, dĂ©mentir les thĂ©ories fantaisistes des Prix Nobel de mĂ©decine. Coller sur leurs travaux un gros bandeau FAKE NEWS ». Tout cela en une heure. Ă propos d'Ă©tudes qui ont nĂ©cessitĂ© plusieurs semaines, voire plusieurs annĂ©es de travail, et qu'ils n'ont mĂȘme pas consultĂ©es. C'est ce que, dans le jargon des fact-checkers, on appelle une dĂ©marche scientifique. SĂ©rieuse. Logique et rigoureuse. Ăa vous semble rapide ? Vous avez quelques doutes ? Attention, le complotisme vous guette. Ce qu'il faut bien faire entrer dans dans votre sale tronche Ă fake news, c'est qu'un jeune sĂ©minariste du Monde ayant fait vĆu de VĂ©ritĂ© est guidĂ© par la grĂące ; il peut donc accomplir des miracles inaccessibles Ă un Prix Nobel dĂ©moniaque ayant vouĂ© sa vie Ă l'esbroufe et au mensonge. Sans compter â mais sans doute l'ignoriez-vous Ă©galement, c'est fou ce que vous ĂȘtes ignorant â que pour intĂ©grer une Ă©cole de journalisme, il faut ĂȘtre titulaire d'un BAC+15 de virologie. Quoi, la plupart des journalistes ont environ trente ans ? Eh bien ils sont prĂ©coces, voilĂ tout ! De vrais petits gĂ©nies ! Bien plus forts et agiles que de grands Prix Nobel ! Comprenez, Ă la fin, comprenez que les journalistes, ces ĂȘtres omniscients et incorruptibles, sont de la nouvelle race des seigneurs la race des fact-checkers. C'est donc trĂšs injustement qu'Oscar Wilde â ce beauf un peu simplet, Ă tendance complotiste â qualifiait les journalistes de plumes consciencieuses d'illettrĂ©s » et ajoutait Le journalisme justifie sa propre existence par le grand principe darwinien de la survie du plus mĂ©diocre. » Et qu'Henri BĂ©raud â bas du front des bas-fonds â dĂ©clarait Le journalisme est un mĂ©tier oĂč l'on passe la moitiĂ© de son temps Ă parler de ce que l'on ne connaĂźt pas, et l'autre moitiĂ© Ă taire ce que l'on sait. » Oui, de tels propos sont injustes pour les journalistes. Injustes et malhonnĂȘtes tout le contraire des journalistes, en somme. En effet, les journalistes ne sont pas les seuls Ă mĂ©riter de tels reproches. Il faut y ajouter, si on veut ĂȘtre juste, le pullulement des petits potes, des pitres prĂ©tentieux, des experts qui se plantent, de tous les savants flous, vagues chercheurs » sans trouvailles et autres ratĂ©s de la mĂ©decine qui ne ratent pas une occasion de dire tout le mal possible de ceux qui les dĂ©passent. En l'occurrence, cette horde de roquets jappe Ă qui veut l'entendre que le grand fauve Montagnier est sĂ©nile et dĂ©bloque car il serait atteint de la Maladie du Nobel. Maladie du Nobel... Tiens... Pourquoi pas, aprĂšs tout... Il y a longtemps qu'on n'avait pas autant stigmatisĂ© dans les mĂ©dias, mais bon, la stigmatisation a ses raisons que la raison ignore... Et puis, il faut bien avouer que la psychiatrisation des dissidents rappelle des rĂ©gimes auxquels on se fĂ©licitait d'avoir Ă©chappĂ©... pourvu que ça dure... Bref. Maladie du Nobel, donc. On cherche... on se renseigne... Et on apprend que la Maladie du Nobel consiste, pour un rĂ©cipiendaire de Prix Nobel, Ă multiplier les prises de position farfelues sur des sujets trĂšs Ă©loignĂ©s de son domaine de compĂ©tences. Attendez, mais c'est pas la maladie du journaliste, ça ? Ne serait-on pas en prĂ©sence d'une attaque en miroir de la plus belle eau ? Ah, non, relisons attentivement avant d'attraper la maladie du Nobel, il faut d'abord attraper le Nobel. Ce qui n'est pas le cas des journalistes tiens, pourquoi, d'ailleurs ?. Lesquels journalistes prĂ©sentent donc tous les symptĂŽmes de la Maladie du Nobel, mais sans le Nobel. Ces grands originaux ne font dĂ©cidĂ©ment rien comme tout le monde... Cela dit, puisqu'on en est Ă s'envoyer des concepts au blaze, peut-ĂȘtre pourrait-on en profiter pour inaugurer celui de Maladie des Journalistes, avec Ă peu prĂšs la mĂȘme dĂ©finition le Nobel en moins, donc ? Ah non, suis-je bĂȘte c'est leur Ă©tat normal. Passons. Et poursuivons notre lecture attentive ⊠sur des sujets trĂšs Ă©loignĂ©s de son domaine de compĂ©tences ». LĂ , il faut bien avouer qu'on ne comprend plus bien. Luc Montagnier, virologue d'envergure mondiale, s'exprimerait donc sur un sujet trĂšs Ă©loignĂ© de son domaine de compĂ©tences quand il parlerait de virus ? Plus fort encore, le sujet du VIH serait trĂšs Ă©loignĂ© du domaine de compĂ©tences de l'homme qui a dĂ©couvert le VIH ? Si ces scientifiques » manient les Ă©prouvettes avec autant de rigueur que les concepts, il n'y a plus qu'Ă prier pour qu'ils ne franchissent jamais la porte d'un laboratoire P4... Ni dans un sens, ni surtout dans l'autre... Mais ce sont dĂ©sormais ces mĂ©diocres, ces incompĂ©tents, ces nuls que nous Ă©coutons. Ces bureaucrates de la recherche qui n'ont rien accompli, et en ont dĂ©veloppĂ© un fĂ©roce prurit de vengeance contre celui qui fait. Ce ramassis de chercheurs ratĂ©s et revanchards qui se rassemblent en meute pour cracher sur l'homme dense et accompli. Nains stĂ©riles et frustrĂ©s, tout constipĂ©s de haine jalouse... Quoi, ce sont quand mĂȘme des mĂ©decins ? Quoi, je ne fais depuis le dĂ©but de mon trĂšs chiant texte que dĂ©cliner des arguments d'autoritĂ© ? Arguments d'autoritĂ©... Oui, et alors ? Dans argument d'autoritĂ©, il y a argument. Or il en va des arguments comme des autoritĂ©s il s'en trouve des lĂ©gitimes. En consĂ©quence de quoi j'assume et revendique mes arguments d'autoritĂ©. Et j'aggrave mĂȘme mon cas en rĂ©vĂ©lant la pensĂ©e impure, scandaleuse, blasphĂ©matoire qui les sous-tend tout le monde ne se vaut pas. Non ? Je ne vous convaincs pas ? Vous ĂȘtes toujours sceptique ? Vous n'en dĂ©mordez pas ? Ils sont quand mĂȘme mĂ©decins, tous ces gens qui dĂ©binent le Nobel Montagnier ? Bon... Une derniĂšre tentative, alors, pour tenter d'illustrer. Sinon tant pis, pas grave, on reste bons amis... Cali est musicien. Mozart est musicien. Pourtant, qui Ă©couterait Cali s'il disait que Mozart Ă©tait un imposteur qui Ă©coute Cali, d'ailleurs ? De telles sottises, Ă©manant d'un tel mĂ©diocre, feraient simplement hausser les Ă©paules de pitiĂ©. Ah ? MĂȘme pas ? Remarque, peut-ĂȘtre pas, en effet... L'aplanissement mĂ©diatique de la parole et des talents a fait son Ćuvre. Le catĂ©chisme Ă©galitariste a fini par nous rendre aveugles aux diffĂ©rences de compĂ©tences et de mĂ©rites. Nous accordons dĂ©sormais la mĂȘme crĂ©dibilitĂ© Ă celui qui fait, et qui fait bien, qu'Ă celui qui parle, et ne fait rien. Le rouleau compresseur de l'indiffĂ©renciation n'a rien laissĂ© debout la notion mĂȘme de hiĂ©rarchie nous est devenue Ă©trangĂšre. A fortiori l'intuition de la transcendance... Jadis, l'homme vivait Ă la verticale ; aujourd'hui, il survit Ă l'horizontale. Jadis, l'homme croyait en Dieu ; aujourd'hui, il croit aux fact-checkers. Ă chaque peuple ses rĂ©fĂ©rences. Ă chaque Ă©poque son prestige. Ă chaque civilisation sa grandeur. Pas sĂ»r, toutefois, que la foi du fact-checker insuffle Ă l'Europe la mĂȘme vigueur et la mĂȘme inspiration que la foi chrĂ©tienne. Pas sĂ»r que la religion du fact-checking engendre des Notre-Dame, des abbayes, des miracles de la musique et des trĂ©sors de la peinture. Mais puisque tout se vaut, il ne fait aucun doute que nous verrons bientĂŽt des splendeurs du mĂȘme ordre â plus somptueuses encore â Ă©clore des cerveaux occidentaux biberonnĂ©s au fact-checking. Nourris aux meilleurs sources, donc... Ă l'excellence journalistique qui a dit oxymore ?... Patience. Laissons le progressisme progresser. Et ne perdons pas foi en ses immenses bienfaits. Ils arrivent. L'avenir radieux est En marche. Parole de fact-checker. Nous nous croyons sans Dieu ni maĂźtre ? Jamais, en vĂ©ritĂ©, civilisation » ne connut esclaves aussi craintifs, face Ă un tyran aussi piteux. Un tyran Ă la fois inculte et arrogant ; un tyran appelĂ© mĂ©dias », servi par des larbins appelĂ©s fact-checkers ». Des ĂȘtres vides et nuls, incompĂ©tents en tout, que toute personne douĂ©e d'au moins un atome d'esprit critique devrait immĂ©diatement identifier comme les escrocs qu'ils sont. Et envoyer foutre extrĂȘmement copieusement. Mais n'avons plus un atome d'esprit critique. Nous n'avons mĂȘme plus d'Ăąme. Nous n'avons donc plus d'armes. L'hypnose mĂ©diatique nous a dĂ©spiritualisĂ©s, dĂ©culturĂ©s, illettrĂ©s, hĂ©bĂ©tĂ©s nous n'avons plus rien Ă opposer aux Ă©normitĂ©s que nous infligent en continu ces ignares menaçants. Ces inquisiteurs venimeux, ces grosses besaces dĂ©goulinantes de moraline et d'indignation vertueuse qui, faute de savoir agencer des idĂ©es, manient avec brio l'intimidation et l'hitlĂ©risation, nous sommes condamnĂ©s Ă les subir. Ă accepter sans broncher la tyrannie de ces nains. Docilement prosternĂ©s, tout palpitants d'angoisse Ă l'idĂ©e que germe en nous une pensĂ©e sacrilĂšge qui outragerait leurs trĂšs saintes paroles. Les fact-checkers voilĂ les nouveaux prĂȘtres. Les fact-checkers voilĂ nos nouveaux maĂźtres. Il n'y a pas si longtemps, les gens se soumettaient car le tyran s'appelait Staline. Aujourd'hui, le tyran est l'un des sept nains et il s'appelle Laurent Joffrin. S'il fallait une preuve, une seule preuve de la fĂ©minisation de la France, elle serait lĂ dans la soumission de tout un peuple Ă Laurent Joffrin. Dans l'agenouillement de toute une nation devant des journalistes ineptes â plĂ©onasme â par peur de finir non pas au goulag, mais traitĂ© de rĂ©ac. VoilĂ l'exacte mesure du courage des Français, au XXIĂšme siĂšcle. En 1978, Soljenitsyne qui, lui, avait connu le vrai Staline et le vrai goulag prononça Ă Harvard un discours magistral, qu'il publia ensuite sous le titre Le dĂ©clin du courage et qui recensait avec une prĂ©cision chirurgicale les premiers symptĂŽmes du dĂ©sastre actuel Le dĂ©clin du courage est peut-ĂȘtre ce qui frappe le plus un regard Ă©tranger dans l'Occident d'aujourd'hui [ âŠ] Ce dĂ©clin du courage semble aller jusqu'Ă la perte de toute trace de virilitĂ© [âŠ] Faut-il rappeler que le dĂ©clin du courage a toujours Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme le signe avant-coureur de la fin ? » Quarante ans plus tard, le dĂ©clin du courage est fini. Il ne peut pas aller plus bas. SymĂ©triquement, l'autosatisfaction atteint des sommets inĂ©dits. L'homme d'Occident n'a jamais Ă©tĂ© aussi dĂ©shonorĂ©, ni aussi fier de lui. Ătrange alliance que celle qui se donne Ă voir aujourd'hui, du narcissisme et de la lĂąchetĂ©... De l'amour fanatique de soi, et de la perte de toute dignitĂ©... Ătrange spectacle que celui d'un peuple orgueilleux de ramper, de se vautrer dans le suivisme, de se soumettre corps et Ăąme enfin, ce qu'il en reste Ă des maĂźtres minables. Et qui, corrĂ©lativement, dĂ©nigre ceux qui tentent de rester debout, tournĂ©s en dĂ©rision ou traitĂ©s de rĂ©acs. De passĂ©istes. De populistes. De complotistes. De fascistes. Le peuple français ne dĂ©bat plus il s'aligne. Le peuple français n'articule plus des raisonnements il rĂ©pĂšte des mots d'ordre. Les opinions du peuple français ne procĂšdent plus de rĂ©flexion, mais de soumission. Soumission Ă des injonctions mĂ©diatiques chaque jour plus absurdes, plus vicieuses, plus sadiques. Comment, en effet, qualifier autrement que de sadiques des discours intimant Ă un peuple autochtone de s'effacer au profit d'un peuple allochtone ? Quoi, sinon le sadisme, motive ces exhortations permanentes Ă laisser notre place Ă une autre civilisation ? Et de surcroĂźt en s'excusant ? Et en passant, repassant, re-repassant Ă la caisse ? Et en disant merci ? En rĂ©pĂ©tant avec entrain Chance pour la France !! » ; Richesse culturelle exceptionnelle !! » ? Ă quoi, sinon au mĂ©diasadisme, imputer l'avalanche de crachats qui s'abat sur le peuple français depuis quarante ans, ces incessants sermons culpabilisateurs selon lesquels il est raciste de prĂ©fĂ©rer la France Ă l'Afghanistan, populiste de trouver MoliĂšre plus marrant que Mahomet, fasciste de mĂ©priser l'islamisme, sexiste de dĂ©noncer la transformation des femmes en barbaque Ă burqa, complotiste d'avoir des yeux pour voir qu'un grand remplacement de civilisation est non seulement Ă l'Ćuvre, mais dĂ©jĂ accompli dans d'innombrables fractions de l'Hexagone ? D'oĂč viennent, sinon du sadisme de nos maĂźtres-chanteurs, ces chantages au racisme, au fascisme, au sexisme, au populisme et, depuis peu, au complotisme â la derniĂšre Ă©tiquette diffamatoire en date ? Que signifient ces intimidations ? Ces dĂ©nigrements de toute fiertĂ© d'ĂȘtre français ? Ces disqualifications de toute vellĂ©itĂ© de dĂ©fendre un hĂ©ritage sublime ? Une civilisation somptueuse ? Et une histoire grandiose autant que tortueuse ? Une histoire Ă la fois obscure et lumineuse comme toute histoire humaine, mais une histoire magnifique comme peu d'histoires humaines ? Pourquoi est-il proscrit d'ĂȘtre orgueilleux d'un hĂ©ritage glorieux ? Au nom de quoi nous interdit-on d'admirer un pays qui a longtemps tutoyĂ© les plus hauts sommets de la civilisation ? Et comment, sinon par sadisme, peut-on inciter un peuple Ă bazarder cette civilisation exceptionnelle pour la remplacer par la barbarie ? Par quelle haine de la grandeur et de la beautĂ© faut-il ĂȘtre possĂ©dĂ© pour rĂ©clamer un tel saccage ? Mais le plus dĂ©concertant n'est pas lĂ . Le plus Ă©tonnant n'est pas la fureur destructrice qui anime nos Ă©lites. Le plus troublant n'est pas leur aversion inextinguible pour l'Occident. Le plus inquiĂ©tant n'est pas que, pour en effacer toute trace de christianisme, elles soient disposĂ©s Ă livrer la France Ă l'islam. Le plus dĂ©concertant, le plus troublant, le plus inquiĂ©tant est le consentement du peuple Ă ce cauchemar. Son approbation hĂ©bĂ©tĂ©e du meurtre de la France. Davantage que son approbation, sa participation. Davantage que sa participation, sa dĂ©termination Ă dĂ©truire la France. Sa constance dans les choix nocifs, les votes dĂ©lĂ©tĂšres et les dĂ©cisions assassines qui, en moins de quarante ans, ont menĂ© la France au bord de l'abĂźme ; une constance dans la nuisance qui constitue le peuple français en ennemi numĂ©ro 1 de la France. Son ennemi le plus tenace. Et le plus efficace. Son seul ennemi, en vĂ©ritĂ©. Car regardons les choses en face ce ne sont pas les Ă©lites qui, tous les cinq ans, remettent une piĂšce dans la machine Ă islamiser la France c'est le peuple français. C'est le peuple français qui, tous les cinq ans, glisse bien gentiment son bulletin Vive le halal » dans l'urne. Allez hop ! Ou plutĂŽt Allah hop ! C'est reparti pour un tour ! Youyou ! Par ici la polygamie ! Le manĂšge des qamis ! La farandole des burqas ! + 400 000 pas par quinquennat, hein, par an, sinon c'est pas drĂŽle ! Allez, venez, entrez ! Vous ĂȘtes ici chez vous ! Ah, quelle ivresse ! Quelle allĂ©gresse ! Quel bonheur ! Le peuple français beugle et s'indigne que le clientĂ©lisme Ă©lectoral de Jean-Christophe Lagarde et de mille autres Ă©lus est rĂ©pugnant et que ces traĂźtres Ă la France mĂ©ritent les pires sĂ©vices. Mais qui a fait venir en France cette clientĂšle Ă©lectorale ? Qui depuis quarante ans vote immigrationniste ? Est-ce Jean-Christophe Lagarde, ou est-ce le peuple français ? Jean-Christophe Lagarde colle-t-il un flingue sur la tempe des Ă©lecteurs pour qu'ils votent immigrationniste ? Qui, Ă chaque fois qu'il a le choix, prend la dĂ©cision de poursuivre l'islamisation de la France ? Qui, de Jean-Christophe Lagarde et du peuple français, est le traĂźtre Ă la France ? Si les Français voulaient sincĂšrement combattre le clientĂ©lisme Ă©lectoral et couper l'herbe sous le pied de tous les Jean-Christophe Lagarde passĂ©s, prĂ©sents et Ă venir, rien ne leur serait plus aisĂ© il leur suffirait de ne pas voter La France halal ». Les Français peuvent toujours se rĂ©fugier dans l'irresponsabilitĂ© comme les esclaves infantilisĂ©s qu'ils sont, ils peuvent tant qu'ils le souhaitent imputer leurs propres torts Ă leurs Ă©lites honnies, la vĂ©ritĂ© est que lesdites Ă©lites ne font qu'exploiter la situation que crĂ©e le peuple français. La halalisation de la France est lâĆuvre du peuple français. Et de lui seul. De ses votes immigrationnistes. De ses appels obstinĂ©s, fanatiques, suicidaires, Ă toujours plus d'islam en France. Ce ne sont pas les Ă©lites qui trahissent la France c'est le peuple français. Ce ne sont pas les Ă©lites, mais le peuple français qui, entre Mohammed et Jean-Marie, a toujours choisi Mohammed. C'est le peuple français qui, entre Marine et Merah, a toujours prĂ©fĂ©rĂ© Merah. Et prĂ©fĂ©rera toujours Merah. Il a pourtant eu l'occasion de voir de quoi il Ă©tait capable, Merah, le peuple français... Il l'a bien observĂ© en action... tout l'Ă©ventail de ses talents... Il en a mĂȘme, souvent, fait l'expĂ©rience dans sa chair... dans celle de ses enfants... de sa fille... elle ne dort plus... elle n'aimera plus... Mais le peuple français en est persuadĂ© Marine, ce serait pire. Alors il vote Merah. SystĂ©matiquement. Depuis quarante ans. Le Français est ainsi cĂąblĂ© que, s'il devait choisir entre Marine et Merah pour passer ses vacances, il choisirait Merah. Une compagnie vachement plus sympa, c'est vrai... vachement plus courtoise et bienveillante... Et puis paisible, aussi... pacifique, mĂȘme... Entre Marine et Merah, le moindre mal, c'est Merah voilĂ comment pense » le Français. Et donc comment il vote. Les Français sont des veaux. » disait De Gaulle. De Gaulle avait tort on n'a jamais vu des veaux courir vers l'abattoir. Les Français ne sont pas des veaux ils sont mille fois plus cons. Mille fois plus insensĂ©s, dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s, mille fois plus aliĂ©nĂ©s que le plus trisomique des veaux. Face au danger, le veau fuit. Le Français fonce. En ouvrant grand les bras. Et la bouche en sourire. Et puis il engueule ceux qui le prĂ©viennent... qui lui conseillent de ralentir... de rebrousser chemin... Rabats-joie ! IntolĂ©rants ! Racistes ! Fascistes ! Complotistes ! Populßßßßßstes ! Ah il s'indigne, le Français, il s'indigne fĂ©rocement, il en devient dingo d'indignation, qu'on veuille ainsi lui sauver la mise ! Enfin, il s'indigne... il fait son cinĂ©ma, surtout, c'est plutĂŽt ça... Il rĂ©cite bon toutou sa leçon mĂ©diatique... bien apprise par cĆur... qu'il faut vraiment ĂȘtre une ignoble ordure populiste et fasciste pour ne pas s'enthousiasmer de l'islamisation de la France... que seules les plus pires charognes racistes et xĂ©nophobes remplies de prĂ©jugĂ©s ne voient pas que l'islamisme est un humanisme... seuls les odieux machistes pleins de fantasmes islamophobes peinent Ă comprendre que l'islamisme est un fĂ©minisme ; et que de l'islamisation de la France rĂ©sultera une enchanteresse Ă©mancipation des femmes, lesquelles goĂ»teront enfin les joies de la libertĂ© et de l'insouciance. Qu'il faut enfin, crime suprĂȘme, ĂȘtre un affreux pessimiste pour croire que l'islam sera pour la France autre chose que ce qu'il fut pour le Qatar, l'Arabie saoudite, le Maroc, l'AlgĂ©rie, l'Afghanistan et tous les pays oĂč il a triomphĂ© » un facteur de rĂ©gression intellectuelle, de sclĂ©rose de la pensĂ©e et d'enfermement des femmes. Bref, de barbarie. L'Islam est la chaĂźne la plus lourde que l'humanitĂ© ait jamais portĂ©e. » L'Islam est la plus complĂšte nĂ©gation de l'Europe. » L'Islam ! Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rĂ©tablissent par force l'empire de Satan dans tout l'univers. » Ămanciper le musulman de sa religion est le meilleur service qu'on puisse lui rendre. » Ces phrases Ă©pouvantablement islamophobes sont de deux Français parmi les plus illustres Renan et Bossuet. Deux esprits Ă©clairĂ©s, lumineux, brillantissimes. Qui ne parlent pas en vain. Qui sont prudents dans leurs propos. Qui se renseignent un peu, avant de prendre la plume. Une plume dĂ©licate, Ă©lĂ©gante, tempĂ©rĂ©e. Pas vraiment encline Ă l'hyperbole. Mais le Français du XXIĂšme siĂšcle s'estime Ă juste titre beaucoup plus Ă©clairĂ©, lumineux et brillantissime que ces crĂ©tins obscurantistes nommĂ©s Renan et Bossuet. C'est que le Français du XXIĂšme siĂšcle, lui aussi â surtout lui â, se renseigne Ă fond avant de dĂ©livrer sa brillantissime â et profondissime â pensĂ©e. Nourri de cette pensĂ©e brillantissime et profondissime, il peut alors prononcer un verdict subtil et Ă©clairĂ© sur les analyses grossiĂšres et archaĂŻques de ses honteux ancĂȘtres discours de haine islamophobes. Quant Ă leurs auteurs, son jugement est lĂ encore lucide et perspicace et trĂšs sophistiquĂ© bas du front islamophobes. Renan et Bossuet sont, pour le Français du XXIĂšme siĂšcle, des ignorants remplis de haine. Le Français du XXIĂšme siĂšcle, lui, n'a de haine pour personne â Ă part pour toute l'humanitĂ© qui l'a prĂ©cĂ©dĂ©. Lui, surtout, n'est pas ignorant n'ayant jamais lu le Coran ni la vie du ProphĂšte, ne s'Ă©tant jamais renseignĂ© sur les modalitĂ©s concrĂštes de la vie en terre d'islam, ne sachant pour ainsi dire rien sur l'islam, il sait pourtant deux choses la premiĂšre, c'est qu'il connaĂźt mieux l'islam que Bossuet le bas du front, Renan le raciste et Saint Louis le fasciste. La seconde, c'est que tous les souverains et peuples d'Europe qui pendant 1 400 ans se protĂ©gĂšrent de l'islam, le firent par pure mĂ©chancetĂ©. Par ignorance. Par islamophobie. En aucun cas parce qu'ils avaient un peu Ă©tudiĂ© leur sujet, et en avaient dĂ©duit la nĂ©cessitĂ© impĂ©rieuse de tout faire pour enrayer la propagation de la Terreur du monde » le petit nom que les EuropĂ©ens donnaient aux Ottomans. GrĂące au Français du XXIĂšme siĂšcle, l'idiot malentendu qui a fait tant de mal Ă l'humanitĂ© est enfin dissipĂ©. Oyez donc sa RĂ©vĂ©lation l'islam est une religion de paix. D'amour. Et de tolĂ©rance. Et les milliards d'EuropĂ©ens qui pendant 1 400 ans vĂ©curent dans la terreur de l'islam â les Siciliennes enlevĂ©es direction le harem, les Provençaux massacrĂ©s, ramenĂ©s comme esclaves ou transformĂ©s en eunuques, les dhimmis de Hongrie traitĂ©s pire que des chiens â Ă©taient tous ignorants et avaient tous tort. Puisque lui a raison. Il ne manque plus qu'une chose, pour que le dĂ©monstration du Français du XXIĂšme siĂšcle soit parfaite qu'il nous indique dans quel pays musulman il souhaiterait voir grandir sa fille. Et qu'il aille y vivre. Et qu'il nous raconte comme c'est bien. Tout esprit libre observant l'islam dans le temps et l'espace en conçoit rapidement une certitude absolue tout vaut mieux que l'islam. Il faut tout faire, absolument tout, pour Ă©pargner Ă son pays un avenir islamique. Tout faire pour empĂȘcher que l'islam rĂ©gisse sa vie, celle de ses enfants ou de ses petits-enfants. PrioritĂ© des prioritĂ©s. Enjeu suprĂȘme, auprĂšs duquel toute autre considĂ©ration est secondaire, tertiaire ou quaternaire. D'autant plus que l'islamisation, par un effet domino aisĂ©ment observable il suffit de regarder... partout, entraĂźne une dĂ©route gĂ©nĂ©ralisĂ©e qui rend inatteignables les autres objectifs d'une sociĂ©tĂ© Ă©conomiques et fĂ©ministes, entre autres.... Traduction politique de cette philosophie ? C'est qu'un seul critĂšre compte, dans un projet politique l'arrĂȘt de l'immigration. Tout programme politique doit ĂȘtre jugĂ© Ă l'aune de ce critĂšre, et de ce critĂšre avant tout ; tout programme qui ne coche pas cette case peut ĂȘtre jetĂ© Ă la poubelle. Doit ĂȘtre jetĂ© Ă la poubelle. Sauf Ă considĂ©rer la mort de sa civilisation comme une vĂ©tille. DĂ©clinaison Ă©lectorale de cette approche par Ă©limination ? Elle s'appelle Le Pen. AĂŻe... Je sens d'ici les crispations du lecteur... J'entends d'ici ses Vade retro... Et qu'il va sur le champ cesser de lire ce texte d'un suppĂŽt de Marine... D'un idolĂątre de la blonde en chemise brune... Cet fumier qui nous pond tout un texte pour seulement nous servir sa sale soupe militante... Ah, le salaud, il croit nous avoir comme ça ? Allez ! Salut ! Et puis mets-toi bien ce que je pense bien lĂ oĂč je pense ! Et bien profond !... IdolĂątre, moi ? De Marine, en plus ?... Soyons sĂ©rieux... Les individus que j'idolĂątre s'appellent Mozart, Beethoven, PergolĂšse, Rubens, Mozart, RaphaĂ«l, Mozart, Le CorrĂšge, Le Titien, Le Tintoret, Mozart, Giambologna, Mozart, Borromini, Botticelli, Le PĂ©rugin, Baudelaire, Mozart, MoliĂšre, Mozart, CĂ©line. Et Mozart. Vous croyez vraiment que Marine est dans la shortlist pour intĂ©grer mon panthĂ©on ? Vous me voyez vraiment, moi, admirateur Ă©bouriffĂ© et inconditionnel d'un quelconque homme politique ? Moi groupie de Marine ? Surtout aprĂšs l'effarant dĂ©sastre du second tour ? Vous croyez vraiment que j'ignore les carences, faiblesses et insuffisances de la blondasse facho ? Je ne les ignore pas, Ă©videmment, je les vois bien et c'est Ă pleurer ; mais j'affirme que ces carences, faiblesses et insuffisances ne sont rien en regard des nuisances que reprĂ©sentent tous les autres choix. Des nuisances que les Français devraient quand mĂȘme finir par voir... Des nuisances qui s'Ă©talent sous leurs yeux dĂ©sespĂ©rĂ©ment fermĂ©s, des nuisances extraordinaires, prodigieuses, monstrueuses qui devraient les rĂ©volter et les horrifier et les faire hurler et les prĂ©cipiter dans les bras de Marine, ne serait-ce que par rĂ©pulsion pour les partis de gouvernement » qui ont accouchĂ© d'un tel cauchemar. Cauchemar Ă©conomique, social, sĂ©curitaire, Ă©ducatif, culturel, identitaire, civilisationnel ils ont tout ravagĂ©. Tout est Ă terre. Tout est en ruines. Tout gĂźt piteusement, misĂ©rable, pitoyable, dans un pays qui compta longtemps parmi les plus glorieux. Comment peut-on encore avoir confiance en ces Attila ? Comment peut on persister Ă confier son avenir Ă ces flĂ©aux ? Comment peut-on ĂȘtre dĂ©nuĂ© d'esprit critique au point de croire que Marine serait pire que ces cataclysmes en costard ? Elle est nulle en Ă©conomie, ressasse bien connement tout le chĆur des couillons. Mais comment peut-on ĂȘtre plus nul en Ă©conomie que ces calamitĂ©s qui ont dĂ©sindustrialisĂ© la France en moins de trente ans ? Ces experts sentencieux qui n'ont que la performance Ă la bouche et nous ont mis Ă poil intĂ©gral ? Au point qu'il nous faut dĂ©sormais attendre docilement que la Chine veuille bien nous envoyer des masques pour protĂ©ger nos vies ? Et, pendant ce temps qui se compte non pas en jours, ni mĂȘme en semaines, mais en mois, rester confinĂ©s comme des bagnards, plaçant ainsi sous assistance respiratoire une Ă©conomie dĂ©jĂ fracassĂ©e par quarante ans de leurs conneries ? Comment Marine pourra-t-elle ĂȘtre plus misĂ©rable que ces gĂ©nĂ©rateurs de misĂšre ? Comment pourra-t-elle faire pire que ces tiers-mondiseurs de la France ? Marine n'a pas la stature, disent-ils aussi trĂšs lucidement, ces experts en stature prĂ©sidentielle qui ont propulsĂ© dans le fauteuil de De Gaulle le polichinelle survoltĂ© nommĂ© Sarko, l'ectoplasme hĂ©bĂ©tĂ© nommĂ© Hollande et le mioche colĂ©rique nommĂ© Macron. Ah c'est sĂ»r qu'eux ils reprĂ©sentent, niveau stature ! Qu'ils incarnent grave la fonction, ces trois pitres ! Ouuuhhwahhw ! La classe ! Le fifils Ă Brigitte qui zozote, ça dis donc c'est du chef d'Ătat ! Et puis Kastoa pov'kon », il faut bien avouer que ça pose son homme. On sent tout de suite le raffinement... Et puis l'autre besace molle et ses numĂ©ros de clown rue du cirque... bon... faut-il vraiment ajouter quelque chose ?... Ah, non, vraiment, ça crĂšve les yeux les Français, ces dĂ©licats au goĂ»t trĂšs sĂ»r comme quoi il n'y a pas que dans l'Ă©ducation que le niveau monte, auraient vachement plus la honte avec Marine qu'avec ces prodiges d'Ă©lĂ©gance et de charisme ! Et d'efficacitĂ©... Car oublions mes mĂ©chantes digressions sarcastiques, et recentrons-nous sur l'essentiel l'efficacitĂ©. L'efficacitĂ©, dont le prĂ©alable est la hiĂ©rarchisation des enjeux. Et la boussole, la recherche du moindre mal Ă©tant entendu qu'en dehors des contes de fĂ©es, aucun programme politique ne coche jamais toutes les cases. Le moindre mal voilĂ ce qu'il faut rechercher. VoilĂ ce dont il faut se contenter la plupart du temps, et singuliĂšrement dans les Ă©poques de dĂ©bĂącle oĂč le moindre mal est le mieux que l'on puisse espĂ©rer. Or si nous ne vivons pas dans une Ă©poque de dĂ©bĂącle, c'est bien imitĂ©... Quand on voit la mouscaille dans laquelle nous nous dĂ©battons depuis que nous avons confiĂ© la barre aux saltimbanques du progressisme, il est clair que ce n'est pas eux, le moindre mal. Puisqu'ils sont le mal absolu. N'oublions pas, en effet, qu'ils refusent de cocher la seule case qui compte l'arrĂȘt de l'immigration. Ce qui suffirait Ă les disqualifier, si nous n'avions pas vu dans tous les autres domaines de quoi ils sont capables, ou plutĂŽt incapables. Voir le plus grand danger, choisir le moindre mal c'est cette maxime qui devrait guider les choix dĂ©mocratiques d'un peuple Ă©clairĂ©. Cette maxime seule, Ă l'exclusion de toute niaise vĂ©nĂ©ration, culte de la personnalitĂ© ou idolĂątrie puĂ©rile de je ne sais quel Jupiter... Voir le plus grand danger, choisir le moindre mal... Au XXIĂšme siĂšcle, le plus grand danger pour la France est son islamisation par consĂ©quent, le moindre mal est Marine Le Pen. Ce n'est pas vouer un culte Ă Marine Le Pen que dire cela c'est exercer sa luciditĂ©. Ce n'est pas du lepĂ©nisme, de dire et de penser cela, ce n'est mĂȘme pas du marinisme c'est du pragmatisme. De la hiĂ©rarchisation Ă©lĂ©mentaire des enjeux. De l'instinct de survie, au bord du prĂ©cipice. C'est, rĂ©pĂ©tons-le, le choix du moindre mal. La France est en danger de mort. Sa civilisation peut dĂ©sormais pĂ©rir. L'heure n'est plus Ă la fine bouche ni aux pinaillages sur l'Ă©conomie notre continuitĂ© civilisationnelle est infiniment plus essentielle. L'heure n'est plus au dĂ©dain ricaneur pour cette femme supposĂ©ment vulgaire l'est-elle plus que Sarko et Hollande ? Et est-elle moins charismatique que l'Ă©colier Macron ?. L'heure n'est plus aux arguties sur son programme Ă©conomique supposĂ©ment faiblard l'est-il plus que celui mis en Ćuvre depuis quarante ans ?. Les furieux de l'Ă©conomisme qui, ignorant le passĂ© de la France, lui rĂȘvent un futur de start-up, ces monomaniaques Ă©bouriffĂ©s qui ne savent que gueuler Ăconomie ! Ăconomie ! Ăconomie » et croient que Steve Jobs vaut Saint Louis feraient bien de s'aviser qu'elle sera belle, l'Ă©conomie, quand le pays sera islamisĂ©... et qu'elle sera fougueuse, l'innovation... confer l'Ă©blouissante vigueur Ă©conomique des pays musulmans... leur excellence technologique... Lors de la campagne d'Ăgypte, NapolĂ©on remarqua qu'ils avaient du blĂ©, mais pas de moulins... c'est ballot... De mĂȘme sans la technologie occidentale, les Ă©mirs seraient des clodos. Assis sur un tas d'or. Noir. Et mĂȘme leurs attentats auraient une gueule piteuse, sans armes Ă feu ni camionnettes ni avions â tous occidentaux. Nous avons changĂ© d'Ă©poque. De thĂ©matique majeure. L'enjeu de notre temps n'est pas Ă©conomique il est civilisationnel. Il ne s'agit pas de sauver une monnaie il s'agit de sauver deux mille ans de splendeurs. L'urgence n'est pas de retrouver la croissance elle est de ne pas perdre notre essence. Nous avons changĂ© d'Ă©poque. Le futile est fini. Le tragique est de retour. Mais nous ne le voyons pas. Nous ne le sentons pas. Nous avons changĂ© d'Ă©poque, mais nous ne le savons pas. ImmergĂ©s de naissance dans le matĂ©rialisme et le crĂ©tinisme Ă©ducatio-mĂ©diatico-publicitaire, tous nos capteurs sont anesthĂ©siĂ©s. Nous n'avons plus de flair. Nous n'avons plus d'instinct. Nous n'avons plus la densitĂ© des hommes du passĂ©. DĂ©racinĂ©s du terreau de notre Histoire, nous sommes fanĂ©s, dessĂ©chĂ©s, rabougris. FrĂȘles feuilles mortes errant au grĂ© des propagandes. VidĂ©s de toute Ă©paisseur historique, nos schĂ©mas de pensĂ©e » sont indigents. Nous ne savons plus rien, nous ne pensons plus rien et, bien plus gravissime, nous ne sentons plus rien. L'histoire est tragique il y a dans cette phrase deux mots que nous ne comprenons pas. Deux concepts Ă©trangers Ă notre univers mental. Deux notions incompatibles avec notre reprĂ©sentation du monde. Deux personnages que notre imaginaire Ă©triquĂ© n'a pas prĂ©vus. L'histoire et le tragique font irruption dans notre vie comme des fous dans un dĂźner en ville. Et nous les accueillons comme les bourgeois obtus que nous sommes devenus avec haine ou mĂ©pris. Sauf que Churchill nous avait prĂ©venus La grande leçon de la vie, c'est que parfois, ce sont les fous qui ont raison. » L'histoire et le tragique sont des fous. Des fous qui ont raison. Des fous qui finissent toujours par avoir raison. Et qui, alors, rendent fous ceux qui, contre eux, avaient tort. Fous de stupeur ou de panique. Fous d'avoir traitĂ© ces deux fous par le dĂ©dain, et de les voir devenir leurs maĂźtres... C'est prĂ©cisĂ©ment ce qui arrive Ă l'Occident... le jardin d'enfants tourne asile de fous... Pour tenter de conjurer cette humiliation, et nous Ă©pargner une remise en question intellectuellement Ă©prouvante et sans doute impossible pour la majoritĂ©, nous nous adonnons Ă une surenchĂšre de dĂ©ni et de dĂ©nigrement de ceux qui, par leurs paroles ou leur simple existence, Ă©voquent l'histoire et le tragique. Nous les couvrons d'insultes et de sarcasmes. DĂ©ferlantes de haine et d'ironie. Fascistes, populistes, complotistes. Qu'ils disparaissent. Qu'on n'en parle plus. Comment nous, quintessence du ProgrĂšs, pouvons-nous reconnaĂźtre que nous sommes archaĂŻques ? Que notre progressisme est obsolĂšte ? Que notre modernitĂ© est dĂ©passĂ©e par l'avenir ? Comment pouvons-nous accepter que nos idĂ©ologies si novatrices et dont nous sommes si fiers sont bonnes pour la poubelle de l'histoire ? Que nos grilles de lecture ne rĂ©pondent Ă aucune des questions du futur ? Que notre arsenal conceptuel est inadaptĂ© aux dĂ©fis de demain ? Comment, surtout, admettre sans trembler que nous ne sommes pas prĂȘts ? Toute notre vie nous avons fait du pĂ©dalo ; comment naviguerons-nous, dans la tempĂȘte qui vient ?... Oh, il reste bien quelques individus qui savent diriger.... manĆuvrer par gros temps... et proposent leurs services pour limiter la casse... nous invitent, avant qu'il ne soit trop tard, Ă monter sur le navire France ». Mais c'est ridicule, ça, France ». Vraiment risible. Et puis en plus c'est rĂ©ac. Ringard. Pas moderne. France » c'est lourd, c'est chiant, c'est beaucoup moins riant et beaucoup moins pimpant que nos pĂ©dalos progressistes. Et puis nous sommes plein, comme ça, nous sommes des millions d'Occidentaux Ă pĂ©daler trop cools dans nos barques en plastique nous ne pouvons quand mĂȘme pas tous avoir tort, si ?! Hein ? C'est bien connu, non, que la majoritĂ© Ă toujours raison surtout si elle est bien conne », ajoutait CĂ©line ?! Soyons donc pleinement confiants dans nos Valeurs, solides et Ă©ternelles ! La lame de fond peut bien venir notre armada de pĂ©dalos fera face ! N'en dĂ©plaise aux Cassandre et autres nostalgiques d'une France Ă©ternelle » chimĂ©rique et illusoire et fantasmĂ©e et qui n'a jamais existĂ©. Et qui de toute façon Ă©tait nausĂ©abonde. C'est l'ironie sanglante de notre Ă©poque, que cette irruption du tragique dans la civilisation la plus superficielle qui ait jamais Ă©tĂ©. Cet Ă©clair de gravitĂ© foudroyant l'ocĂ©an de notre futilitĂ©. Ăclat Ă©blouissant. SidĂ©rant. Terrifiant. Depuis quarante ans nous vivons Ă Disneyland ; et voici que dĂ©boulent les armĂ©es de Daesh. Comment allons-nous faire, nous si amorphes et ahuris ? Comment, ayant perdu toute profondeur historique, allons-nous affronter des menaces que nous ne sommes mĂȘme pas capables de comprendre ? Comment allons-nous rĂ©agir, confrontĂ©s Ă des enjeux civilisationnels qui Ă©chappent Ă notre systĂšme de reprĂ©sentations ? DĂ©ni et dĂ©dain. VoilĂ nos premiĂšres rĂ©actions. VoilĂ notre stratĂ©gie, pour le moment. Pas sĂ»r que ça suffise... Mais Ă vrai dire peu nous importe. Ce n'est pas la croissance qu'il faut sauver c'est la civilisation » ?! Mais qui est le connard lyrique qui a dit ça ? Que de sottises en peu de mots ! Que d'inepties ! Ni l'une ni l'autre, qu'il faut sauver ! Ce qu'il faut sauver, c'est sa rĂ©putation ! Tout ce qui compte ! Sa rĂ©putation, et sa vie sociale ! Plaire aux journalistes, ne dire que ce qu'ils disent, ne faire que ce qu'ils veulent, voter comme ils nous montrent, voilĂ le secret d'une vie bien remplie ! Une vie accomplie ! Une vie de libertĂ© ! Et puis de vĂ©ritĂ© ! Ah, ĂȘtre aimĂ© des journalistes ! Quelle fĂ©licitĂ© ! Applaudi des fact-checkers ! Quel Ă©panouissement ! Que dĂ©sirer de plus ? Le fact-checker est mon berger je ne manque de rien. Et mon berger me mĂšne Ă l'abattoir. Et je lui obĂ©is. Le suis amoureusement. Tous les choix politiques des Français pour plaire aux fact-checkers, dĂ©codeurs et autres dĂ©crypteurs, tous les aveuglements dans lesquels ils s'obstinent pour ne pas contredire leurs paroles sacrĂ©es, cette harmonie de conformisme lĂąche et de votes suicidaires les livrent chaque jour un peu plus Ă l'islam. Mais quelle importance ? Il est si doux de mourir en martyr du fact-checking. Si hĂ©roĂŻque d'avoir Ă©tĂ© jusqu'Ă son dernier souffle un mouton exemplaire. Et puis, trĂšs entre nous plaire Ă un fact-checker, quoi de plus enchanteur ? Le Français a choisi son portefeuille, plutĂŽt que son pays. Sa vie sociale, plutĂŽt que sa civilisation. Son confort conformiste d'ahuri de troupeau, plutĂŽt que l'avenir de ses enfants. Le consentement muet Ă l'islamisation de la France, plutĂŽt que la contestation des Ăvangiles mĂ©diatiques. La France du panache, la France de l'audace, la France de MoliĂšre et de Cyrano ne produit plus que des pleutres enfiottĂ©s. Des petites branlures conformistes, vivant Ă quatre pattes, toutes tremblotantes d'Ă©pouvante Ă l'idĂ©e de prononcer un mot de travers. Le Français du XXIĂšme siĂšcle est un vague ectoplasme craintif, bien effacĂ©, bien moutonnier. Le Français ne dit rien. Le Français vote bien. Le Français se soumet. Le Français ne veut pas de vagues ; ses enfants encaisseront le tsunami. Qui sĂšme le vent rĂ©colte la tempĂȘte ? Qui ne sĂšme pas de vagues rĂ©colte un tsunami, c'est plutĂŽt ça la vĂ©ritĂ©. Mais le Français s'en cogne, du tsunami qui vient il ne pense qu'Ă sa tronche. Ă son micro-nombril. Ă son petit bien-ĂȘtre immĂ©diat et mesquin, hors de toute considĂ©ration pour les consĂ©quences Ă long-terme de sa lĂąchetĂ© criminelle. Dans quelle civilisation vivront les gĂ©nĂ©rations futures ? On s'en fout ! Question grandiloquente de branleur philosophe ! Divagation abstraite de donneur de leçons ! Non mais pour qui il se prend lĂ le prophĂšte blogger ? Ă s'exciter comme ça, moulinets dans le vide ? Les gĂ©nĂ©rations futures et la civilisation », le Français s'en tape comme de son dernier attentat islamiste. AprĂšs lui le dĂ©luge. DĂ©luge de sang. DĂ©luge de larmes. Mais pas pour lui, donc. Sa petite-fille en jogging Ă©ponge et son arriĂšre petite-fille en burqa, lui aura sauvegardĂ© sa minable respectabilitĂ©. Il sera restĂ© bien peinard, bien Ă l'Ă©cart, bien vautrĂ© dans la tiĂ©deur Ă©molliente du consensus, Ă s'admirer si humaniste et fraternel et solidaire et tolĂ©rant. Un vrai saint progressiste. Pour ses enfants et ses petits-enfants, ce sera une autre histoire... une autre Histoire... un changement d'Histoire... Encore quelques quinquennats d'immigration, et la musique aura bien changĂ© en France... plutĂŽt gutturale... Et le paysage, tiens... pas beaucoup de talons, je remarque... quant aux jupes... et aux dĂ©colletĂ©s... pas vu... Bonne ambiance, comme on dit... Tiens mais au fait oĂč sont passĂ©es les fĂ©ministes ?... Pour le Français, la suprĂȘme infamie n'est pas d'infliger un futur islamique Ă ses enfants c'est de mal voter. Le Français prĂ©fĂšre dĂ©truire l'avenir de ses enfants que de dĂ©plaire aux journalistes. Mettre fin Ă mille ans d'une Histoire grandiose, plutĂŽt qu'Ă la dictature de ces nains. Le Français a plus peur des polĂ©miques que de l'Ătat islamique. Le Français a plus peur de Marine que de Merah. Le Français du XXIĂšme siĂšcle mĂšne la France au carnage, mais avec la bĂ©nĂ©diction des curĂ©s mĂ©diatiques. Sous les AllĂ©luia des prĂȘtres journalistes. Et c'est tout ce qui lui importe. Il mourra Ă©gorgĂ© façon halal, mais il mourra en homme de bien. De bien-pensance. Il finira kalachnikĂ© en dĂ©fenseur de la vĂ©ritĂ©. De la vĂ©ritĂ© officielle. Avec son certificat de bonne moralitĂ© autour du cou. Enfin, plutĂŽt autre part, vu ce qu'on va lui faire, Ă son cou... Les compliments des fact-checkers le stimulent, le galvanisent, il en pĂąme de bonheur quand ils lui disent Bravo ». Il est ainsi, le Français un bon Ă©lĂšve sage et rangĂ©... Fier et trĂšs lisse premier de la classe, tout en Ćillades enamourĂ©es aux pigistes ses maĂźtres... minauderies... petites courbettes dĂ©votes... Il se lance... L'islam est une religion de paix ! ». J'ai bon ? J'ai dit ce qu'il fallait ? 10/10 ? TB ?! Ah ah ! Attendez, attendez ! J'en ai d'autres ! C'est que j'en sais, des choses, Ă force de lire LibĂ© la Bible ! Et les homĂ©lies du Monde ! Et les sermons du Figaro ! La preuve regardez Marine Le Pen est une fasciste ! » Hein ?! Alors ? J'ai pas bien appris ma leçon, dites ? Attendez ! Ăcoutez ! C'est pas fini ! Ceux qui vous contestent, ĂŽ vous journalistes sacrĂ©s des complotistes ! Et ceux qui vous critiquent, ĂŽ fact-checkers sanctifiĂ©s des populistes ! Il en frĂ©mit de fiertĂ©, le bon Ă©lĂšve français, de ses performances en par cĆur... Plaire aux fact-checkers voilĂ la plus haute ambition existentielle du Français. Vivre en bigot de la religion mĂ©diatique, rampant de dĂ©votion pour ses curetons en carton et ses Ăvangiles en PQ voilĂ sa vocation. Le Français a abdiquĂ© toute pensĂ©e personnelle, au profit d'une soumission frĂ©nĂ©tique au credo mĂ©diatique. Le Français sacrifie la France sur l'autel de son conformisme. Oh, il s'en dĂ©fend, bien sĂ»r. Il prĂ©tend mĂȘme qu'il dĂ©teste les mĂ©dias, ou au moins qu'il nourrit envers eux une trĂšs lourde dĂ©fiance, pour reprendre la terminologie des instituts de sondages. Les sondages... Les sondages disent Ă©galement que le Français ressent une semblable dĂ©fiance pour la classe politique... et mĂȘme que le Français ne veut plus d'immigration... VoilĂ comment le Français parle... Et puis, le Français vote... Les sondages, c'est les blasphĂšmes ; le vote, la confession. Pas pour rien que l'isoloir a une tĂȘte de confessionnal... confessionnal rĂ©publicain... Le Français y entre plein de pĂ©chĂ©, et en ressort purifiĂ©. Son petit bulletin vertueux en main. Certificat de bonne moralitĂ©... TamponnĂ© Valeurs de la RĂ©publique »... Hop ! Qu'il glisse bien gentiment... ça rentre... lĂ ... Allez ! Voi-lĂ ! Pas besoin de vaseline... A votĂ© ! Merci ! C'est reparti pour cinq ans ! + 400 000 ! Par an... Mais le Français est possĂ©dĂ© par le diable populiste sitĂŽt sorti du bureau de vote, il se remet Ă blasphĂ©mer. Ah les ordures ! Ils m'ont bien eu ! Tous les mĂȘmes ! Tous vendus ! Tous pourris ! Ah, la prochaine fois on ne m'y reprendra pas ! Je sais, maintenant, ce qu'il faut faire ! Je voterai pour le diable ! Le diable populiste ! Et puis tant pis ! Et puis cette fois vraiment ! Non parce que lĂ c'est plus possible ! Vrai, lĂ , cette fois, c'est diffĂ©rent ! On ne m'y reprendra pas, promis jurĂ© ! J'ai bien compris ! Vous pouvez me croire ! C'est dĂ©cidĂ© ! Et puis arrive l'isoloir. Confessionnal laĂŻc. Tout penaud et honteux de ses pensĂ©es impures, le Français se flagelle... se dĂ©gonfle... Floff. Petit bulletin Valeurs de la RĂ©publique »... C'est dans l'urne. Vous ĂȘtes pardonnĂ© ; allez en paix, mon fils. Rendez-vous dans cinq ans. Tous les cinq ans, le mĂȘme cinĂ©ma. Tous les cinq ans, le peuple français vote pour sa disparition. Pour sa halalisation. + 400 000 par an... Sans compter les naissances... Et puis, entre ses votes de fiotte, le Français fanfaronne. Entre deux prosternations, le Français parade, le Français montre ses muscles, le Français joue au dur. Le Français bluffe. Le Français est un rebelle de bac Ă sable. Un pitre plastronneur, tissĂ© de vantardise et de lĂąchetĂ©. Il paraĂźt que les Italiens sont les maĂźtres incontestĂ©s de l'esbroufe. Que depuis la commedia dell'arte, ce sont eux les maestros du chiquĂ©, des rodomontades vaines, des forts effets de manche jamais suivis d'effets. C'Ă©tait peut-ĂȘtre vrai, il y a bien longtemps. Mais les temps changent... Je ne voudrais pas vexer les habitants du plus beau pays du monde, mais nous les surpassons dĂ©sormais largement, question grimaces et simagrĂ©es. Pour les Retenez moi, ou je fais un malheur », c'est vraiment nous les plus balĂšzes. Champions du monde des jactances menaçantes qui dĂ©bouchent sur du vide, des promesses de tornade qui finissent en court pet. Les Italiens, eux, ne se contentent pas de se plaindre ils votent Salvini. Sans ergoter pendant quarante ans sur les faiblesses du personnage. Sans pinailler qu'il est mal rasĂ© et que son bouton de chemise va bientĂŽt sauter. Ils ne chipotent pas, les Italiens, ils n'exigent pas capricieusement l'homme providentiel. C'est que contrairement Ă leurs voisins transalpins, ils ont passĂ© l'Ăąge de croire aux super-hĂ©ros. Et puis surtout, ils ne sont pas assez vaniteux pour estimer mĂ©riter un homme providentiel. En adultes responsables et cohĂ©rents, les Italiens composent avec le rĂ©el, le rĂ©el imparfait, choisissant ce qu'il y a de mieux â ou de moins pire â pour dĂ©fendre leurs idĂ©es et leurs prioritĂ©s. Voir le plus grand danger, choisir le moindre mal... Les Français, eux, pleurnichent comme des mioches que la vie est vraiment trop injuste, tout en crachant sur les solutions qu'on leur propose. Jamais assez bien pour eux... Le mieux est l'ennemi du bien, dit la sagesse populaire. De ce proverbe, la situation de la France aprĂšs quarante ans de théùtre antifasciste est sĂ»rement l'illustration la plus tragique qui se puisse trouver dans l'Histoire... Le peuple blĂąme quelquefois ce qui lui est le plus utile et mĂȘme nĂ©cessaire », disait Richelieu il y a une Ă©ternitĂ©, quand par son action la France allait devenir la plus grande puissance d'Europe... Quels mots trouverait-il aujourd'hui, pour parler de ce peuple français ? Jamais, Ă ma connaissance, on ne vit un peuple rejeter avec une telle fureur ceux qui voulaient le prĂ©server de l'invasion. Jamais on ne vit autant de haine se dĂ©chaĂźner contre ceux qui voulaient lui Ă©viter la soumission. Jamais on ne vit ainsi traĂźnĂ©s dans la boue ceux qui voulaient lui assurer la sĂ©curitĂ©, la sĂ©rĂ©nitĂ©, la paix civile et la continuitĂ© civilisationnelle ; bref, lui permettre de vivre. Mais le peuple français veut-il vivre ? Le veut-il rĂ©ellement ? Quel est le sens profond de ces quarante annĂ©es d'autodestruction ? Comment interprĂ©ter cette obstination Ă ne pas se sauver ? Ă systĂ©matiquement cracher sur les mains tendues ? Ă choisir toujours non pas le moindre mal, mais la pire option ? Que cela rĂ©vĂšle-t-il de la psychĂ© française ? Au-delĂ des mots, des dĂ©clarations et des dĂ©nĂ©gations... Car il fait peu de doutes que le peuple français rĂ©pondra qu'il veut vivre, si on lui pose la question. Mais ce seront des paroles ; et nous avons dĂ©jĂ vu ce que valent les paroles du peuple français, au XXIĂšme siĂšcle... Nous ne sommes plus au Moyen Ăge, quand la sociĂ©tĂ© Ă©tait fondĂ©e sur le caractĂšre sacrĂ© de la parole... Aujourd'hui moins que jamais, parler n'engage aujourd'hui plus que jamais, la vĂ©ritĂ© d'un homme se rĂ©vĂšle dans ses actes. Idem pour un peuple. Un peuple qui, dans les sondages, prĂ©tend qu'il ne veut plus d'immigration, et qui dans l'isoloir vote immigrationniste non pas une fois l'erreur est humaine..., mais systĂ©matiquement depuis quarante ans ⊠la persĂ©vĂ©rance est diabolique, un tel peuple rĂ©vĂšle sa volontĂ© de mourir. MĂȘme s'il s'en dĂ©fend, mĂȘme s'il est sincĂšrement convaincu de penser le contraire, les faits sont lĂ , solides, Ă©loquents. IrrĂ©futables. MĂȘme s'il vous chante sur tous les tons qu'il ne veut Ă©videmment pas ĂȘtre envahi et remplacĂ©, que ce ne serait pas rationnel mais l'homme est rarement rationnel, et la foule l'est encore moins, il suffit d'examiner ses actes pour connaĂźtre sa vĂ©ritĂ©. La vĂ©ritĂ© du peuple français, c'est qu'il souhaite l'invasion. La soumission. Et la disparition. Les paroles expriment le conscient ; les actes trahissent l'inconscient. Les enquĂȘtes d'opinion, c'est les paroles ; les bulletins dans l'urne, c'est les actes... Des actes accablants. Des actes terrifiants. Des actes dĂ©sespĂ©rants. Des actes qui rĂ©vĂšlent l'inconscient suicidaire du peuple français. Certains hommes se suicident ; pourquoi pas certains peuples ? Pourquoi pas, mĂȘme, certaines civilisations ? Des civilisations gagnĂ©es par la lassitude, le dĂ©goĂ»t de soi, et la fascination pour le gouffre. Comme certains hommes... En gĂ©nĂ©ral, aucune civilisation n'est dĂ©truite du dehors sans s'ĂȘtre d'abord ruinĂ©e elle-mĂȘme, aucun empire n'est conquis de l'extĂ©rieur, qu'il ne se soit prĂ©alablement suicidĂ©. Et une sociĂ©tĂ©, une civilisation ne se dĂ©truisent de leurs propres mains que quand elles ont cessĂ© de comprendre leurs raisons d'ĂȘtre, quand l'idĂ©e dominante autour de laquelle elles s'Ă©taient organisĂ©es leur est devenue comme Ă©trangĂšre. » Ainsi parle l'immense historien RenĂ© Grousset. C'est peu dire que le peuple français, arrachĂ© Ă son histoire et Ă ses racines catholiques, a cessĂ© de comprendre ses raisons d'ĂȘtre ; peu dire que l'idĂ©e dominante autour de laquelle il s'Ă©tait organisĂ© â le catholicisme â lui est devenue comme Ă©trangĂšre. Bien plus qu'Ă©trangĂšre, la religion catholique lui est devenue un objet de rĂ©pulsion. De rĂ©pugnance. De haine. Comme atteint d'une maladie auto-immune, le peuple français rejette ce qui l'a fait. Ce qui constitue, qu'il le veuille ou non, son essence, sa singularitĂ©, sa personnalitĂ©. Le peuple français a perdu son Ăąme. Ne sachant plus qui il est, il devient ce qu'on lui demande. Aujourd'hui, un esclave du marchĂ© ; demain, un esclave de l'islam. Et aprĂšs-demain, un esclave du marchĂ© aux esclaves de l'islam. Il paraĂźt que le peuple français entretient une relation orageuse avec ses Ă©lites. On le comprend il sait ce qu'elles lui ont fait. Ou plutĂŽt, il sent ce qu'elles lui ont fait. ConfusĂ©ment, il sent qu'il n'Ă©tait pas comme ça, avant que son goĂ»t du dĂ©sastre et sa fascination du pire lui viennent d'en haut. Que ce sont les Ă©lites qui lui ont inoculĂ© cette haine de la grandeur et de la beautĂ©. Cette Ă©trange complaisance pour la destruction... ce froid dĂ©tachement devant les tragĂ©dies... nonchalance nihiliste... Le virus est transmis. Le corps français est infectĂ©. Le sadisme des Ă©lites est devenu le masochisme du peuple ; le masochisme du peuple s'est aggravĂ© en inclination au suicide. Et on voit mal ce qui, dĂ©sormais, pourrait enrayer l'engrenage fatal. EmpĂȘcher le peuple français d'aller jusqu'au bout de sa logique autodestructrice. Il peut toujours la contester, claironner qu'il aime la France, qu'il veut la perpĂ©tuer, et conspuer ses Ă©lites qui l'ont contaminĂ© c'est trop tard. Il est malade. Et il mourra. Car il refuse obstinĂ©ment le seul remĂšde Ă son nihilisme le catholicisme. Cet anticorps surpuissant, mais qu'il n'a plus en lui qu'Ă l'Ă©tat de traces... s'estompant un peu plus Ă chaque gĂ©nĂ©ration... L'humanitĂ© occidentale est chrĂ©tienne ; dĂ©christianisĂ©e, elle se dĂ©shumanise. La France est catholique ; dĂ©catholicisĂ©e, elle disparaĂźt. C'est ce qui nous arrive. Le nihilisme a remplacĂ© le catholicisme comme moteur de la France. Un moteur un peu moins vigoureux... Le peuple français est devenu Ă l'image de ses Ă©lites un pervers nihiliste. Un saccageur de grandeur. Un amant passionnĂ© de l'absurde. Qui prĂ©tend vouloir vivre, mais fait tout pour hĂąter sa mort. Monstre d'incohĂ©rence et de mauvaise foi, rejetant pour des points de dĂ©tail les ultimes mains tendues avant le cataclysme... Dilapidant pour des dĂ©tails futiles un hĂ©ritage sublime. Sacrifiant sans Ă©tat d'Ăąme deux mille ans d'histoire grandiose sur l'autel de sa minuscule respectabilitĂ©. Tout en larmoyant que c'est triste, que c'est vraiment du gĂąchis de voir ainsi la France disparaĂźtre. Pauvre France, ouin, ouin », la gueule en grimaces. Comme s'il n'y Ă©tait pour rien. Comme s'il n'Ă©tait pas responsable, comme s'il n'Ă©tait pas coupable de la mort de la France. Comme si le peuple français n'Ă©tait pas davantage complice que victime de ces Ă©lites » qu'il vitupĂšre ; comme si celles-ci n'Ă©taient pas moins ses maĂźtres que les exĂ©cutants qu'il s'est librement choisis pour satisfaire ses aspirations obscures... Les dictateurs sont les domestiques du peuple », disait Baudelaire... La relation entre le peuple français et ses Ă©lites est celle, ambivalente, qui lie le toxicomane au dealer il dĂ©teste ce truchement de sa dĂ©chĂ©ance, mais il ne peut se passer de sa came. Il voudrait s'en sortir, mais il est accro. PiĂ©gĂ©. La dĂ©pendance s'est insinuĂ©e. Est devenue une seconde nature. DroguĂ© au nihilisme, le peuple français est condamnĂ© Ă se schnouffer, Ă s'Ă©tioler, et Ă mourir sans dignitĂ©. MĂȘme malgrĂ© lui. MĂȘme en maudissant ses dealers. MĂȘme en fustigeant leur drogue, qu'il exĂšcre et aime tant... SchizophrĂ©nie du toxico, qui ne veut pas mourir mais ne sait plus comment vivre. N'a plus ni force, ni volontĂ©. Ni idĂ©al. Prend de fermes et tonitruantes rĂ©solutions, et aussitĂŽt rechute. Tous ses Ă©lans brisĂ©s. Et pour se cacher sa dĂ©liquescence, se ment Ă lui-mĂȘme. S'englue dans les mensonges et les doubles discours. En devient allergique Ă ceux qui parlent franc. Ne veut plus entendre que des finasseurs, des sophistes, des illusionnistes, des baratineurs. Des fact-checkers, plutĂŽt que des Prix Nobel. Patrick Cohen, plutĂŽt que Didier Raoult. Laurent Joffrin, plutĂŽt que Luc Montagnier. Qui s'ouvre indiffĂ©remment au vrai comme au faux est mĂ»r pour n'importe quelle tyrannie. » disait Bernanos. Et il ajoutait La passion de la libertĂ© va de pair avec la passion de la vĂ©ritĂ©. » Le peuple français n'a pas la passion de la vĂ©ritĂ© il a la passion du mensonge. Le peuple français ne s'ouvre pas indiffĂ©remment au vrai comme au faux il s'ouvre exclusivement au faux. Le peuple français est donc prĂȘt, non pas pour n'importe quelle tyrannie, mais pour la forme de tyrannie la plus puissante, la plus raffinĂ©e, la plus irrĂ©mĂ©diable le totalitarisme. Qu'est-ce que le totalitarisme ? C'est l'autogestion de la dictature. C'est le stade ultime du dressage de la masse, quand elle a si bien intĂ©riorisĂ© la propagande qu'elle n'a plus besoin de coercition pour se soumettre. Quand parfaitement conditionnĂ©e Ă fuir la vĂ©ritĂ© â donc la libertĂ© â, elle organise elle-mĂȘme sa propre servitude. En toute autonomie. Horizontalement. Dans un totalitarisme abouti, ce n'est plus une autoritĂ© hiĂ©rarchisĂ©e, mais le peuple lui-mĂȘme qui veille Ă l'uniformitĂ© des comportements et des pensĂ©es ». En France, 7% des citoyens osent affirmer que l'incendie de Notre-Dame Ă©tait criminel. Ce qui signifie que 93% des citoyens français, tĂ©tanisĂ©s Ă la perspective de se voir taxer de complotisme, prĂ©fĂšrent renoncer Ă toute pensĂ©e. Proclamer sans sourciller qu'un mĂ©got de cigarette peut enflammer un tronc de chĂȘne. Et bigler avec des yeux ronds celui qui a l'impudence de ne pas rĂ©citer leur leçon de thermodynamique mĂ©diatique. Des yeux ronds qui tournent menaçants, si le rĂ©calcitrant a de plus l'insolence d'y opposer des connaissances en thermodynamique scientifique. Alors jaillit, comminatoire, l'insulte redoutĂ©e Complotiste ! » Ce qui, en bon français, signifie Rentre dans le rang ! ». Le peuple français ne dĂ©bat plus il patrouille et punit. Il punit toute dĂ©rogation Ă la pensĂ©e unique, toute infraction aux rĂšgles du mentir-ensemble. Il multiplie les sanctions pour dĂ©lit de clairvoyance, les condamnations pour excĂšs de luciditĂ©, les procĂšs verbaux pour abus de pensĂ©e personnelle. Et applique la peine de mort sociale pour crime d'esprit critique. Raciste / Fasciste / Sexiste / Conspirationniste / Complotiste / Populiste celui dont le casier intellectuel comporte une de ces mentions est fini. PerpĂ©tuitĂ©. Le vrai symptĂŽme du totalitarisme n'est pas l'Ătat policier c'est le peuple policier. C'est le peuple policier qui fait le rĂ©gime totalitaire. C'est quand le mensonge n'Ă©mane plus de l'Ătat, mais du peuple, c'est quand ledit peuple exerce un chantage Ă la vie sociale pour abolir toute pensĂ©e individuelle et obtenir la rĂ©citation docile de ses mensonges non pas d'Ătat, mais de peuple, c'est Ă ce moment lĂ qu'on peut vraiment parler de totalitarisme. C'est quand le peuple assure spontanĂ©ment la police de la pensĂ©e que le rĂ©gime totalitaire devient effectif. Et irrĂ©versible. Car alors la tyrannie est autonome. AutogĂ©rĂ©e. Auto-entretenue. Plus grave encore, la tyrannie est diluĂ©e elle n'est plus incarnĂ©e par un dictateur odieux et tortionnaire, mais par un peuple indolent et pĂ©pĂšre ; partant, elle devient extrĂȘmement difficile Ă combattre. Comment s'opposer Ă un tyran qui, bien plus fort que l'Hydre de Lerne, compte plusieurs dizaines de millions de tĂȘtes ? Comment un peuple peut-il se soulever contre un despote quand le despote, c'est le peuple ? Peuple-deposte dont le mensonge est le milieu naturel et ce mensonge s'appelle consensus, qui engendre lui-mĂȘme sa propre propagande, et s'automanipule pour s'autosuggĂ©rer qu'il a raison de s'autobĂąillonner pour s'autodĂ©truire en toute bonne conscience ? D'oĂč, dans ces conditions, peut venir la rĂ©sistance ? Et contre quoi peut-elle ĂȘtre dirigĂ©e ? Pol Pot avait les Khmers rouges, LĂ©nine la TchĂ©ka, Staline le KGB. Et le goulag, aussi. Et Mao le laogai. Contre les dissidents â rĂ©els ou supposĂ©s â , ces prodigieux fumiers recoururent Ă la torture. Aux exĂ©cutions sommaires. Aux famines provoquĂ©es. Aux dĂ©portations-abandons au beau milieu des vides plaines sibĂ©riennes vous imaginez la durĂ©e de survie. Pour que leur rĂ©gime ne meure pas, ils exercĂšrent sur l'humanitĂ© une violence sans prĂ©cĂ©dent dans l'Histoire ; et leur rĂ©gime mourut... Ils n'avaient pas compris, ces pauvres brutes butĂ©es, que la violence est un aveu d'Ă©chec. Plus qu'un aveu, une garantie d'Ă©chec. Que le recours Ă la violence ne doit ĂȘtre que transitoire. Qu'il ne peut devenir le principe du pouvoir. Qu'un rĂ©gime qui recourt perpĂ©tuellement Ă la violence sera perpĂ©tuellement perçu comme abject, et donc perpĂ©tuellement combattu. Aucune autoritĂ© ne peut se maintenir Ă©ternellement par la brutalitĂ©. Un totalitarisme violent est un totalitarisme inachevĂ©. Un totalitarisme violent est un totalitarisme ratĂ©. Le communisme fut un totalitarisme ratĂ©. Primaire, tortionnaire, gĂ©nocidaire ratĂ©. La preuve il a disparu la Chine contemporaine est aussi communiste que la France contemporaine est chrĂ©tienne.... Il en va tout autrement du totalitarisme progressiste, qui accomplit sous nos yeux grand fermĂ©s ce que le totalitarisme communiste n'a jamais rĂ©ussi la transformation de l'homme en automate approbateur. Ăteindre l'Ăąme de l'homme, afin d'Ă©teindre en lui toute idĂ©e de rĂ©volte c'est cela, la quintessence du totalitarisme. C'est cela qui assure son hĂ©gĂ©monie, et le rend irrĂ©versible. C'est ce point de non-retour que le totalitarisme progressiste est en passe d'atteindre en France si ce n'est dĂ©jĂ fait. Contrairement Ă ce totalitarisme pressĂ© que fut le communisme, le progressisme prend son temps. Son Ă©chelle est moins la dĂ©cennie que le siĂšcle il se dĂ©ploie lentement, dĂ©licatement, et d'autant plus irrĂ©mĂ©diablement. Il s'infuse dans les mentalitĂ©s par les sĂ©ductions d'une propagande lancinante, omniprĂ©sente et Ă©molliente, en Ă©vitant autant que possible d'employer la force. Certes, son acte de naissance, il y a deux cents ans, fut Ă©crit en lettres de sang. C'est mĂȘme le totalitarisme progressiste qui perpĂ©tra le premier gĂ©nocide de l'Histoire, envoyant ses Colonnes infernales exterminer les VendĂ©ens, les Chouans et tous ceux qui avaient le mauvais goĂ»t de ne pas entrer dans l'Ă©pure de son si dĂ©sirable et si fraternel ProgrĂšs. TrĂšs vite cependant, le progressisme s'apaisa ; et n'usa plus de la violence qu'Ă titre sporadique. LĂ©nine et Staline, pour imposer l'enfer communiste, prĂ©tendaient imiter la glorieuse RĂ©volution française ». Ils le firent, et avec brio, accomplissant le tour de force de la dĂ©passer en horreur mais il y a fort Ă parier qu'Ă technologie Ă©quivalente, la RĂ©volution eĂ»t fait aussi bien ». Ce que ces tyrans n'avaient pas compris, ou plus probablement ne voulaient pas comprendre, c'est que la RĂ©volution française n'Ă©tait que le premier acte du totalitarisme progressiste. Premier acte d'une violence inouĂŻe, mais transitoire. Or c'est moins par cette violence originelle que par le long et patient travail de dĂ©vitalisation des Ăąmes qui s'ensuivit, que le progressisme imposa son hĂ©gĂ©monie sur la France et, dans une moindre mesure, sur le reste de l'Occident. Trop heureux d'Ă©tancher leur soif de sang en brandissant l'excuse d'une filiation prestigieuse, les ordures communistes plĂ©onasme se bornĂšrent Ă singer la violence inaugurale du progressisme. Restant bloquĂ© Ă cette premiĂšre Ă©tape, leur totalitarisme ne parvint jamais Ă conquĂ©rir les esprits. Sa propagande certes vertigineuse, mais finalement trĂšs fruste, Ă©choua Ă pĂ©nĂ©trer les rĂ©gions intimes de la conscience. Ă domestiquer la pensĂ©e. Ă dĂ©truire le goĂ»t de la vĂ©ritĂ© et de la libertĂ©. ImposĂ©e brutalement non par des chirurgiens de l'Ăąme, mais par des bouchers sanguinaires, la greffe communiste ne prit jamais ; le communisme en mourut. C'est l'une des rares bonnes nouvelles du XXĂšme siĂšcle. La violence engendre la rĂ©sistance. Pour l'emporter, le totalitarisme doit renoncer Ă la violence. Pour renoncer Ă la violence, le totalitarisme doit façonner le peuple jusqu'Ă ce que le mensonge devienne chez lui une seconde nature. Le vrai totalitarisme ne chĂątie pas la dissidence il la rend impossible. En abolissant la vie intĂ©rieure, il abolit le sens du vrai et du faux ; alors, l'idĂ©e mĂȘme de rĂ©volte devient aberrante. Contre quoi se rĂ©volter quand tout se vaut ? Quand l'absurde est la norme ? Comment un sentiment de rĂ©volte peut-il naĂźtre chez un peuple qui trouve normal d'affirmer qu'un mĂ©got de cigarette peut enflammer un tronc de chĂȘne, que le dĂ©couvreur du VIH n'y connaĂźt rien en VIH, que l'islam est une religion de tolĂ©rance, que Jean d'Ormesson a du talent, qu'un infectiologue de calibre mondial est plus ignare qu'un fact-checker et mĂȘme que Michel Cymes ? Contre quoi peut se rebeller un peuple aussi droguĂ© Ă l'imposture ? Un peuple qui n'a d'yeux que pour les charlatans ? Le vrai totalitarisme ne dĂ©truit pas les corps il dissout les esprits. Il les plonge dans un bain de mots vides, de raisonnements creux et d'idĂ©es fausses qui, Ă terme, rongent l'Ăąme. L'accoutument au mensonge. La rendent accro aux ergotages oiseux, aux arguties pompeuses, aux bafouillages sans fin ni but. Lentement, le totalitarisme dĂ©vitalise ses victimes, les engourdit, tisse avec elles une connivence mortifĂšre qui ressemble Ă celle liant l'esclave heureux Ă son maĂźtre... Le totalitarisme dĂ©veloppe un amour de la servitude et de la fourberie. Un dĂ©sir d'escroquerie. Une voluptĂ© masochiste d'ĂȘtre sans cesse trompĂ©. Et un rejet corrĂ©latif de toute parole nette, incisive, tranchante. Libre. L'ĂȘtre totalitaire dĂ©teste la clartĂ©. Il voue une animositĂ© sans bornes Ă la simplicitĂ©. Tout raisonnement qui n'est pas entortillĂ© au point de n'y plus rien comprendre lui semble une faute de goĂ»t. Et une preuve de bĂȘtise. Tout Ă©noncĂ© tranquille d'un fait irrĂ©futable lui donne de l'urticaire. Sa phrase favorite est C'est plus compliquĂ© qu'ça. » Slogan totalitaire par excellence. Phrase de con sentencieux. De castrĂ© de la pensĂ©e. De fanatique des finasseries qui dĂ©bouchent sur du vide. Il n'est pas Ă©tonnant que la France, patrie littĂ©raire par excellence, soit particuliĂšrement encline Ă se perdre dans les mots. Ă se payer de mots. Ă se truffer la tronche de charabia pour se cacher sa vĂ©ritĂ©... en l'occurrence, de se raconter qu'elle n'est pas en train de crever... Churchill disait Vous pouvez forcer les gens Ă se soumettre et Ă vous obĂ©ir ; vous ne pouvez pas les forcer Ă ĂȘtre d'accord. » Les forcer, non ; les former, oui. Les formater. Les transformer. Les transformer en machines Ă dire oui. En approbateurs fous. En soumis frĂ©nĂ©tiques. Leur inoculer un goĂ»t de la servitude tel que toute parole libre leur semble une monstruositĂ© ; que toute contestation des plus grotesques propagandes leur apparaisse comme un dĂ©lire complotiste. Le vrai totalitarisme ne force pas les individus Ă ĂȘtre d'accord il dĂ©truit en eux toute possibilitĂ© de ne pas l'ĂȘtre. Il dĂ©truit la luciditĂ©, il dĂ©truit l'esprit critique. Il dĂ©truit la passion de la vĂ©ritĂ© et son corollaire le courage. Le vrai totalitarisme dĂ©nature l'homme au point de ne plus lui apparaĂźtre odieux. Alors, la rĂ©sistance devient impossible. Et la violence inutile. Le vrai totalitarisme ne brise pas les corps il vide les Ăąmes. Le vrai totalitarisme, c'est le progressisme. Le premier totalitarisme en passe de s'imposer en Occident. En France plus qu'ailleurs. Ce qui n'a rien d'Ă©tonnant, puisque c'est en France qu'il a fait ses premiĂšres armes c'est le cas de le dire. Et n'a, depuis, jamais perdu l'avance qu'il avait prise. Les Français, pionniers du totalitarisme progressiste, conservent deux siĂšcles plus tard une belle longueur d'avance. Aucun peuple occidental n'a Ă©tĂ© aussi loin dans la dĂ©christianisation, donc dans la dĂ©personnalisation, que le peuple français. Aucun peuple ne s'est dĂ©pouillĂ© avec autant d'ardeur de ses dĂ©terminants identitaires les plus essentiels. 70 ans de communisme n'ont pas suffi les Russes sont restĂ©s russes ; Poutine se revendique fiĂšrement orthodoxe. En Italie, Salvini proclame sans complexe sa foi catholique ; sans complexe, les Italiens votent Salvini. Idem en Hongrie avec Viktor Orban. Tous ces peuples sont restĂ©s des peuples ; tous les individus qui les composent ont conservĂ© un lien, mĂȘme tĂ©nu, avec le substrat chrĂ©tien de leur identitĂ©. Seuls les Français ne sont plus français. Seuls les Français, quand vous leur parlez de leurs racines chrĂ©tiennes, vous regardent comme si vous Ă©tiez fou. Seuls les Français, quand vous leur dites qu'ils ont une identitĂ©, vous regardent comme si vous Ă©tiez un monstre un monstre populiste, comme de bien entendu. Seuls les Français se sont vidĂ©s de leur sĂšve catholique jusqu'Ă la derniĂšre goutte. PrĂȘts Ă ĂȘtre remplis de n'importe quoi... Ătrangers Ă leur histoire, haineux de la religion qui a fait leur civilisation, les Français incarnent la version la plus aboutie de l'homme nouveau. Ils sont l'archĂ©type de cette page blanche dont rĂȘvent tous les totalitarismes pour y Ă©crire leur histoire atroce. Peu importe que cette histoire s'intitule Progressisme » ou Islamisme » du moment qu'elle est sous-titrĂ©e Totalitarisme », elle fera l'affaire. Car elle fera l'enfer. Elle satisfera la sourde aspiration de l'homme Ă se rabougrir, Ă s'enlaidir, Ă s'avilir chaque jour un peu plus. Elle conviendra Ă ses penchants barbares. Ă son goĂ»t de la bĂȘtise et de la sauvagerie. Tous les totalitarismes font le mĂȘme job, Ă quelques nuances prĂšs ; Ă quelques nuances prĂšs, tous les totalitarismes se ressemblent. Ce qui les sĂ©pare, en tout cas, est bien moindre que ce qui les rassemble. D'instinct ils se comprennent... se respectent... se mĂ©nagent... Jamais vous n'entendrez un progressiste critiquer l'islam... Progressisme et islam, en revanche, traitent tous deux assez Ăąprement le christianisme... CoĂŻncidence, ou connivence ? Hasard, ou hommage du vice Ă la vertu ? DĂ©catholicisĂ©e, la France millĂ©naire est devenue une start-up. DĂ©catholicisĂ©e, plus rien ne s'oppose Ă ce que la fille aĂźnĂ©e de l'Ăglise devienne la fille adoptive de l'Oumma. Du progressisme Ă l'islamisme... De l'Occident Ă l'Orient... Collusion et fusion des totalitarismes... La mondialisation de la barbarie touche au but. Comme toujours depuis deux siĂšcles, les Français sont Ă l'avant-garde de cet ensauvagement. Ce sont eux qui, en 1789, accouchĂšrent du premier totalitarisme occidental qui, plus qu'eux, pouvait se sentir des affinitĂ©s avec le totalitarisme oriental ? Qui, mieux qu'eux, pouvait lui dĂ©rouler le tapis rouge ? Rien n'arrive par hasard ; ce n'est pas par hasard que la France est le pays le plus islamisĂ© de l'Occident. S'acharnant depuis deux siĂšcles Ă dĂ©truire leur identitĂ©, les Français sont de moins en moins un peuple, et de plus en plus une meute totalitaire. Une gigantesque armĂ©e de cons qui, par sa gigantesque connerie, garantit aux totalitarismes â progressiste aujourd'hui, islamiste demain â une fantastique prospĂ©ritĂ©. Tous les totalitarismes dans l'histoire avaient leur armĂ©e ; mais le totalitarisme progressiste a rĂ©ussi Ă lever l'armĂ©e la plus redoutable de tous les temps l'armĂ©e des cons. Une armĂ©e dont les gĂ©nĂ©raux s'appellent journalistes » et les marĂ©chaux fact-checkers ». Une armĂ©e qui a dĂ©veloppĂ© contre la vĂ©ritĂ© une arme de destruction massive l'imputation de complotisme. Aucune vĂ©ritĂ© ne rĂ©siste Ă l'imputation de complotisme. Aucun raisonnement n'en ressort vivant. Muni de cette arme fatale, tout affront Ă la logique devient envisageable ; et est assurĂ© de la victoire. L'imputation de complotisme dĂ©truit n'importe quelle dĂ©monstration, n'importe quel argument, n'importe quelle preuve, et jusqu'aux faits les plus irrĂ©futables. Complotiste ! » voilĂ le cri de guerre qui fissure les plus solides pensĂ©es. Brise comme du verre les plus limpides Ă©vidences. PulvĂ©rise en un instant tous les fruits de l'esprit critique. Opposer l'esprit critique Ă l'imputation de complotisme, c'est opposer le lance-pierres Ă l'arme nuclĂ©aire. L'imputation de complotisme est la bombe nuclĂ©aire qui rĂšgle son compte Ă toute tentative de discussion. L'imputation de complotisme est le Hiroshima de la pensĂ©e. Qui lance son intelligence Ă l'assaut de l'armĂ©e des cons doit savoir qu'il en ressortira dĂ©chiquetĂ©. C'est-Ă -dire complotiste. Ou populiste. C'est la mĂȘme chose. C'est la mĂȘme mort. Sociale, pour le moment. Mais il convient de rester prudent les cons ne rigolent pas. Jamais. C'est mĂȘme à ça qu'on les reconnaĂźt. Et on n'a jamais vu les cons tenir la bride Ă leurs instincts, quand le signal de la curĂ©e Ă©tait donnĂ©... La dictature des cons a commencĂ©. Elle ne finira pas. ConfortĂ©e dans sa connerie par ses maĂźtres Ă non-penser â philosophes pigistes, savants journalistes et penseurs fact-checkers â, l'armĂ©e des cons voit ses rangs grossir jour aprĂšs jour. Le recrutement des cons bat son plein les cons de France font venir par millions des cons du Sud pour assurer Ă leur connerie une prospĂ©ritĂ© perpĂ©tuelle. La France chrĂ©tienne et de MoliĂšre est terminĂ©e. Le royaume des lis est devenu le royaume des cons. Les rois et le catholicisme ont fait la France d'hier ; les racailles et l'islam feront la France de demain. Sous les applaudissements des cons. Il est trop tard pour espĂ©rer enrayer la marche triomphale de la connerie l'armĂ©e des cons tient la France. Partout, elle a dĂ©ployĂ© ses batteries de missiles, prĂȘts Ă faire feu. Complotiste ! » Populiste ! » DĂ©tonations atroces... terrifiantes... Les rares rĂ©sistants Ă la tyrannie des cons se tiennent cois. Ils ont compris. L'armĂ©e des cons dĂ©tient l'arme nuclĂ©aire. Il n'y a rien Ă faire. Il faut se rĂ©signer. Se rĂ©signer Ă laisser mourir la vĂ©ritĂ©, l'intelligence, la libertĂ© et la beautĂ© sous les assauts des cons. Les cons du progressisme et les cons islamistes. L'union sacrĂ©e des cons. Pour en finir avec la civilisation. L'armĂ©e des cons ne lĂąchera rien dans son combat contre la grandeur de l'homme. Depuis quarante ans, elle enchaĂźne victoire sur victoire ; pourquoi s'arrĂȘterait-elle en si bon chemin ? BientĂŽt elle exterminera les derniers tenants du sens critique. Alors nous vivrons dans l'hĂ©gĂ©monie sans mĂ©lange de sa connerie menaçante. Plus qu'une question de temps. L'armĂ©e des cons a la majoritĂ© pour elle. Elle a la dĂ©termination. Elle a pour elle le consensus des cons, et son corollaire le refus obtus de toute discussion. L'armĂ©e des cons n'Ă©coute que sa connerie. L'intelligence n'a aucune prise sur l'armĂ©e des cons. L'armĂ©e des cons donne Ă l'homme ce qu'il veut ĂȘtre toujours plus con. L'armĂ©e des cons a l'avenir pour elle. Il n'y a rien Ă opposer Ă l'armĂ©e des cons. L'armĂ©e des cons vaincra. L'armĂ©e des cons rĂ©gnera. L'armĂ©e des cons est invincible.